CRANE DU GORILLE ADULTB
avec la crête occipitale transverse. Sa hauteur est variable (1). Il est rare qu'elle manque complètement chez le mâle adulte. Sur le sommet de cette crête on voit se rapprocher très près l'une de l'autre les deux fortes saillies osseuses, qui, de chaque cûté, indiquent les limites supérieures des muscles temporaux. Chez les
Fig. 16. — Crâne du Gorille mâle vieux,
animaux jeunes ces saillies s'étendent encore sur les parties latérales de la tête, au-dessous du vertes. Leur position et leur parcours changent avec la croissance du crâne et le développement de la crête sagittale. La crête occipitale transverse atteint également, chez les individus vieux et puissants, une hauteur considérable ; elle est souvent un peu concave en avant, un pou convexe en arriére. La face antérieure do cette crôte est formée par les deux os pariétaux, la face postérieure par la portion ècailleuse do l'occipital. Sur le tranchant de cette crête occipitale s'étend la suturo lambdoldale qui, chez les singes de môme que chez les autres mammifères et chez l'homme, relie les pariétaux avec l'occipital. Le point de rencontre de la crête sagittale avec la crête occipitale partage cette dernière en doux moitiés latérales
int une ]i auteur tout i fait exceptionnelle dans la x n° 'Ji, du Muséum d'histoire naturelle de Paris.
symétriques qui se courbent en dehors et en bas. La portion écailleuse de l'occipital, haute et large, aplatie, plus rarement bombée, s'abaisse avec une faible inclinaison et se porte un peu en avant. On y voit, parfois encore bien marquées, les six lignes demi-circulaires, au nombre de trois superposées de chaque côté, qui indiquent les limites des surfaces d'insertion des muscles cervicaux. L'apophyse mastoïde du temporal est bien développée. Brûhl n'a pu découvrir aucune trace d'apophyse' styloïde sur les crânes de Gorilles et de Chimpanzés.
La portion écailleuse du temporal est très souvent reliée en avant au frontal par une apophyse, l'apophyse frontale du temporal de Virchow. Les os nasaux sont hauts, très étroits à la partie supérieure, élargis au contraire dans leur partie inférieure. A l'endroit où ils se relient tous deux au milieu du dos du nez, il se développe souvent une saillie carénée qui s'étend de haut en bas. Dans les fosses nasales, les cornets inférieurs se distinguent par leur grandeur. Sur les crânes jeunes les os intermaxillaires, soudés de bonne heure avec leurs voisins chez tous les anthropoïdes, s'élèvent très haut et en pointe entre les os nasaux et les maxillaires supérieurs.
Les saillies, dues à la distension des alvéoles des gigantesques canines, proéminent à la partie antérieure de la région moyenne du visage, près de l'orifice nasal externe, de chaque côté, en forme de piliers dirigés de haut en bas et de dedans en dehors vers le bord dentaire des deux maxillaires supérieurs. Ces piliers délimitent ainsi un espace triangulaire, aplati du côté antérieur, incliné en avant et de haut en bas. Le bord inférieur de cet espace, correspondant à la base d'un triangle isocèle, coïncide avec le bord dentaire (fig. 16). Dans la tête, vue de face, la portion de la mâchoire inférieure qui constitue le menton se présente également avec la forme d'un triangle isocèle dont la base coïncide avec la partie du bord alvéolaire qui comprend les incisives ; les côtés du triangle au contraire coïncident avec les piliers des canines convergeant vers le bas (fig. 16). La portion médiane du maxillaire inférieur, comprise entre ces dernières et délimitée de la manière décrite ci-dessus, s'incline en bas et en arrière. Les branches du maxillaire inférieur sont hautes et très larges. L'angle de cette mâchoire est obtus (fig. 15). L'apophyse antérieure ou coronoïde et l'apophyse postérieure ou articulaire de la branche de cet os sont séparées par une échancrure profonde et arrondie. L'apophyse articulaire est assez fortement relevée, mais ne se prolonge que fort peu en arrière.
Si l'on considère la structure interne des os du crâne du Gorille