‹ Les singes anthropoïdes et leur organisation comparée à celle de l'hommeChapitre 45 sur 115 · OREILLE DES SWOBS ANTHROPOÏDES · texte numérisé non relu

OREILLE DES SWOBS ANTHROPOÏDES

pathologique du reste du rebord, une interruption du bord en un certain point (Virchow's, Archie fâr patkologitehe Anatomie, 1871, lui, 485.). Mais dans une édition ultérieure de son ouvrage sur la Descendance de l'Homme, Darwin s'élève contre Meyer. Il reconnaît d'abord que l'explication donnée par cet auteur est juste pour beaucoup do cas (figurés même par celui-ci) où il existait plusieurs pointes très petites ou bien dans lesquels tout l'hélix était èchancré. Dans un cas dont Darwin possédait une photographie, la saillie

Fig. 29. — Magot (lauu* ecaudatuM).

était tellement grande que si, d'accord avec Meyer, on voulait admettre que l'oreille deviendrait parfaite par le développement uniforme du cartilage dans toute l'étendue du bord, celui-ci devrait recouvrir tout un tiers de l'oreille. Deux cas ont été communiqués à Darwin dans lesquels le bord supérieur n'était nullement replié en dedans, mais pointu , de sorte que par son contour l'organe rassemblait beaucoup à l'oreille pointue d'un mammifère ordinaire. Chez un fœtus d'Orang on trouve l'oreille pointue figurée par Darwin, tandis que chez l'animal adulte cette partie paraît très semblable à l'oreille humaine (fig. 28).

On reconnaît d'ailleurs aussi la saillie de Darwin dans un foetus d'Orang décrit et figuré par Salvator Trinchese dans Annali del Museo Cicico di storia naturale di Genooa (1870). Chez les Gibbons très jeunes, surtout chez YHylobates Lar, l'oreille a le bord supérieur de l'hélix terminé en pointe. Parmi les singes inférieurs l'oreille pointue est très répandue (voy, fig. 29).

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