IV. — LE BRAS ET LA MAIN
Chapman et Bischoff donnent le nom de grand dorso-condyloïdien (Mus eu lus latissimo-condy loideus) — c'est ainsi que je crois devoir traduire ce terme latin — à un muscle qui existe chez tous les singes et qui, partant du tendon par lequel le grand dorsal s'attache à l'arête de la petite tubérosité numérale, descend du côté postéro interne du bras. Ce muscle aboutit, toujours d'après Bischoff, en partie à l'aponévrose qui recouvre le biceps brachial, en partie, chez le Babouin, par exemple, au ligament intermusculaire interne et à l'épitrochlée. Chez le Gibbon, il ne descend que jusqu'au milieu du bras, mais chez l'Orang il se prolonge jusqu'à l'épitrochlée où il est perforé par le nerf cubital. Selon Bischoff, l'homme ne possède pas ce muscle.
Les caractères de ce muscle sont en effet assez remarquables chez les anthropoïdes. Il naît le plus souvent à côté de l'insertion du grand dorsal. Chez le Gorille seul, je l'ai vu partir, en même