‹ Les SlavesChapitre 2 sur 99 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

qite le lecteur contemporain songe à peine à s'étonner du providoitialisme du professeur. A l'examiner de plus près, ce providentialisme même — romantique, analogue à celui de Hugo — apparaît autrement intelligent que celui d'un Bernardin de Saint-Pierre. Il représente avant tout un symbolisme où se synthétise poétiquement Vobservation des phénomènes historiques ou scientifiques les plus surs; il est très près du fatalisme historique^^K Visionnisme certes mais visionnisme pi^esque positiviste aussi éloigné de la foi aveugle que du rationalisme myope. Ce poète n'a rien d'un prêtre ni d'un pédant qui imposent une doct?;ine, il cherche : ce cours est un examen de conscience perpétuel à cœur ouvert et palpitant!

Comment se forma la personnalité de Michieioicz ?

Tout d'abord, les malheurs de la Pologne et

(ij Mais non de celui de Tolstoï qui se dénonce moins raisonne par l'esprit quaccepté d'instinct, métaphysique d'Oriental et.non philosophie de Latin.

la gravité des gens dans sa province lithuanienne le frappèrent à l'enfance, et le culte chrétien lui apparut d'une sublimité biblique.

Après avoir approfondi la littérature et Vari de sa patrie^ il connut, à peine au sortir de V Université, les écrivains russes pour les comparer aux écrivains polonais, ce qui Vaida à analyser sa conscience et sa sensibilité, ainsi s'accentua dans son esprit Vopposition du, génie polonais, charitable et actif — actif par la qualité cosmopolite de sa charité peut être autant que par Vardeur du tempérament, — au génie passif Russe.

A-t-il lu tôt les écrivains classiques de la France ?. . En tout cas V action de Napoléon fut primordiale ; elle étonna, ébranla son enfance; elle demeura toujours représentative pour lui du génie français ; les gestes de l'empereur lui figurèrent la suite logique et commandée des croisades comme la Réoolution fut Vaccomplissèment de la mission cht^étienne et catholique de la Finance fille aînée de l'Eglise apostolique. Il alla d'élan, entre nos œuvres littéraires, à celles d'action, à nos chroniqueurs du Moyen- Age : ils r inspirèrent plus que notre Renaissance et le siècle de Louis XIV. Il se trouva, de son propre accent, d'accord avec nos Romantiques qu'il fréquenta.

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