ARNDT
Le protestantisme, vers le xyii® siècle, n'était plus qu'uue formule aride et froide; la théologie.
(l) III, p. 367.
qui d'abord avait commencé par combattre les formules scolastiques, avait fini par tomber ellemême dans le scolasticisme : la seule vie du protestantis'me ne résidait plus que dans sa haine contre le catholicisme. On peut dire que la théologie vivait non par le cœur, mais par la bile.
Arndt, né vers la fin du xvi* siècle et mort vers le commencement du xvii", commença la réaction contre la réforme en cherchant à ranimer la vie religieuse. 11 ne cessa de proclamer ces grandes vérités, que pour convertir les autres il faut se convertir soi-même ; qu'un théologien n'a de valeur qu'autant qu'il s'est lui-même sanctifié ; que les livres ne sont que d'une importance secondaire dans le Christianisme ; que la vie, les actes en constituent l'essence. Arndt. attirait 1 attention sur les prophètes de l'Ancien Testament ; il prédisait une ère nouvelle, un progrès nouveau du Christianisme, la réunion prochaine du peuple d'Israël avec l'Eglise chrétienne...