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PRIMAUTÉ DE LA GÉNÉROSITÉ FRANÇAISE

Le soldat russe, patient, obéissant, laborieux et résigné, est l'idéal d'un moine de l'époque passée ;

le soldat français, sobre, actif et entreprenant, nous donne l'échantillon de la vie monacale de Tavenir : vie toute de spontanéité et d'activité. L'un et l'autre ont conservé vivante la tradition des miracles.

Les fastes de l'armée française sont remplis de traits de générosité et de dévouement; el ces fastes auraient de quoi édifier un chrétien. Il ne faut pas toutefois attribuer cela au progrès général des nations civilisées. Consultez les autres peuples ; voyez si l'histoire de l'Angleterre moderne a jamais offert de traits qui aient ce caractère. L'Angleterre n'a pas de prétention à la générosité et au dévouement chevaleresque. Générosité et dévouement sont des vertus qui sont restées et resteront toujours comme caractère distinctif de l'histoire de France et de Pologne.

... La force dont dispose la France est le résultat de longs et nobles travaux de l'esprit. C'est la seule nation dont le désintéressement politique n'a plus besoin d'être prouvé, la seule qui puise agir d'une manière régulière, car sa nouvelle force est déjà tout organisée dans son armée. L'armée garantit l'ordre et n'obéit qu'à un mouvement vrai. Les armées, les flottes, les arsenaux de France appartiennent à l'humanité. Sur eux repose l'espoir des nations. Celui dont le cœur ne s'émeut pas à la vue des drapeaux et du pavillon français^

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celui-là n'est pas capable de comprendre en quoi consiste le vrai progrès...

... Une grande responsabilité pèse aujourd'hui sur la France. Les peuples attendent beaucoup de la France. La France, messieurs, ne peut pas retourner à une vie de chez soi et de pour soi M os ancêtres ont Irarvaillé et souffert durant des siècles pour vous élever au-dessus d une telle vie. La France n'a pas le droit d'abandonner une position désignée par la Providence, une position laborieusement conquise pas vos pères, avouée et reconnue par toutes les nations étrangères. Un chef qui, après avoir conduit au loin une armée, l'aura mise dans une position désespérée, pensezvous que. ce chef puisse avoir le droit de l'abandonner? Il peut briser son bâton de commandement, mais il n'échappera pas pour cela à la responsabilité. La France qui a longtemps marché à la tête des nations chrétiennes, ne peut pas le's laisser au milieu d'une déroute morale !

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