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dites si^vent au besoio combattre et brayer la mort; d^ l'âge de seize ans , elles marchent avec des pistolets à leurs ceintures, escortées de dogues terribles, descendants des antiques et fidèles molosses de rÉpire« Qu^nd on les voit, sveltes .et fières, traverser ainsi leurs vastes forêts, on se rappelle la chaste Diane, et Ton ne doute pas qu'elles ne fussent capables de punir, aussi bien que l'antique déesse, la témérité d'un nouvel Actéon.
Les Mirdites du sud, comme ceu:K du nord, suivent le rite latin mêlé de cérémonies grecques; leur clergé végète dans une telle ignorance y que beaucoup de prêtres ne savent pas lire; aussi les moines franciscains envoyés par le pape, ou pour mieux dire par l'Autriche , exercent-ils une autorité suprême sur tous ces chapelains de famille et ces curés laboureurs réduits à vivre du travail de leurs mains. Le nombre des Mirdites du sud est évalué à 70,000, divisés en trois phars, qui comptent douze mille guerriers. C'est de leur sang que naquit, à Ak-Seraï, le terrible George Castriote ou Skanderberg , qu'ils chantent tou-jours sous le nom de dragon dC Albanie. Depuis 1595, époque où le fils de ce héros émigra en Italie, le pays, dans sa partie méridionale, est gouverné simultanément par l'évèque ou abbé mitre d'Oroch ou Orocher, et par une dynastie militaire du nom de Doda* Le chef ou l'aîné de cette famille, résidant à Oroch, est d'ordinaire