SOUS
M. Louis Strauss, président du conseil supérieur du commerce et de l'industrie de Belgique, auquel nous avions demandé de nous renseigner sur l'organisalion des « nations d'Anvers », nous renvoie à sa lettre publiée dans le numéro du 7 février 1900 du journal Le Siècle.
Nous en citons la partie la plus intéressante :
« Nous avons, à Anvers, des associations d'ouvriers dites Nalions, pour le déchargement et le chargement des navires, pour le mesurage et le pesage des marchandises et pour leur transport.
Celte qualification Nation vient de ce qu'à l'origine ces sociétés prirent un nom de peuple pour se disunguer les unes des autres. Leur origine remonte au XV° siècle ; mais elles n’ont pris une grande importance, que dans la seconde moitié du XIX° siècle, quand on les a réorganisées pour les mettre à la hauteur des besoins du commerce international actuel.
Ce sont des associations, dont le capital est représenté par des actions, qui ont été attribuées aux membres en proportion de l'argent qu'ils avaient versé ; ces actions ou parts sont transmissibles après une acceptation du nouveau compagnon par les autres associés, car tous sont actifs, tous doivent participer au travail. Ils s'occupent plus spécialement de la direction des brigades d'ouvriers manœuvres que l'on engage pour la manutention des marchandises, des
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