‹ Les Sociétés Commerciales de TravailChapitre 21 sur 38 · LAURE ES · texte numérisé non relu

LAURE ES

formalités exigées par les administrations des chemins de fer, de la douane, etc., de la surveillance du pesage et du mesurage des marchandises, de la prise des échantillons, etc.

Les associés doivent être âgés de vingt et un ans au moins. Avant de les admettre, on s'assure que leur conduite ne laisse rien à désirer, qu’ils savent lire, écrire et calculer.

Il y a environ trente ans, ces associations de travailleurs se constituaient en sociétés en nom collectif et, après le vote de la loi sur les sociétés coopératives, elles profitèrent de celte nouvelle législation et se transformèrent en conséquence.

Nous avons une trentaine de ces associations dont plusieurs comptent cinquante à soixante membres et occupent des centaines d'ouvriers. Toutes ces corporations ensemble font travailler Journellement près de quinze mille ouvriers, les uns à la journée, les autres à la tâche, et leur paient un safaire moyen de 4 francs par journée pour les premiers ; les seconds, ceux qui travaillent à l’entreprise, gagnent 6, 8 et jusqu'à 12 francs par Jour, et même davantage pour les ouvriers déchargeant les charbons.

Vers 1850, le salaire de ces manœuvres était de 1 fr. 50 ; vers 1875, il était de 3 francs.

Le nombre d'heures de travail des dockers est en moyenne de dix heures en été et de huit heures en

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