VAT
collectivement leur offre ou leur demande, savoir l'état d’un marché devenu illimité » (1).
Dans cet état, les Bourses du Travail, ramenées à leur fonctionnement normal, selon la conception originelle, pourvoieraient à ce besoin de l'industrie des intermédiaires du placement de travail, comme les Bourses des valeurs le font pour les capitaux et les produits (2). Avec le développement de la production du commerce et de l'industrie, il y a eu développement des intermédiaires ; c’est une évolution parallèle.
Le commerce du travail, auquel on a donné la dénomination de « marchandage » est demeuré plus en retard que le commerce des autres produits, sous l'influence d'obstacles de toutes sortes, autant naturels qu'arüficiels et constants, et c'est à l'insuffisance de son développement, qu'il faut attribuer la plupart des maux et des désordres dont les socialistes rendent responsable le régime du salariat » (3).
« Le marchandage à tort impopulaire auprès des
ouvriers est un germe de progrès. Le marchandeur
(4) M. de Molinari, op. cit.
(2) M. Millerand, ministre du commerce, en 1900, répondant à une interpellation sur le chômage, abondait dans l'ancienne idée de M. de Molinari, quant à la modification de la loi de 1884 sur les Bourses du travail et proposait de créer un office de renseignements pour la publicité du travail.
(3) Pacification des rapports du capital et du travail, M. de Molinari,.