I. Atyo ou Baléké liu Slauley-Pool
■j. Id.
34o LA SOCIÉTÉ
un pavois. — Chez les peuplades depuis longtemps en contact avec les Européens', les détenteurs de l'autorité aiment à arborer de vastes chapeaux de feutre, dont le fond est emboîté dans un fez rouge. Le large parapluie de coton rouge est aussi devenu dans ces pays un attribut des hautes magistratures.
En thèse générale, l'autorité est exclusivement dévolue au sexe fort. 11 y a pourtant quelques exemples de femmes ayant exercé ces fonctions suprêmes. Pour ma part, j'en ai connu trois : dans le Bas et le Moyen-Congo et sur le Soué. Je dois reconnaître qu'elles ne s'en acquittaient pas plus mal que leurs confrères d'un sexe que, dans l'espèce et par contraste, il est à peine permis de qualifier de laid.
Les chefs ne sont point l'objet d'hommages particuliers. Je ne connais que les Atyo chez lesquels le vassal fasse un acte public de soumission. Le sujet s'agenouille et tend horizontalement les mains devant son suzerain; celui-ci agrée l'hommage en imposante plat ses mains dans celles de son vassal.
Les fonctions ordinaires du chef se conçoivent aisément d'après les développements où je suis entré sur les origines de l'autorité. Le chef, comme je l'ai