‹ Les sociétés primitives de l'Afrique équatorialeChapitre 3 sur 122 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

dissemblances, il n'en est pas moins vrai que la nature inculte fut partout rude et redoutable pour l'homme sauvage. A l'époque magdalénienne, notre douce France, couverte d'épaisses forêts et de marécages, infestée de bêtes fauves, ne le cédait en rien, pour la rudesse et l'inhospitalitc, à la moderne Afrique centrale. Donc, si l'on ne peut, en toute rigueur, admettre l'identité absolue des diverses humanités sur la surface entière de la Terre, au moins ne paraît-il pas déraisonnable de concevoir entre elles un certain parallélisme. Au reste, pour qu'on puisse faire la part des conditions propres au fragment d humanité que j'étudie, je ne cesserai, bravant l'ennui, de rappeler au lecteur le cadre oii la scène se passe.

La vue d'ensemble, dont je me fais un programme, va m'exposcr à quelques chicanes do la part des personnes expertes es choses d'Afrique, mais que leurs occupations ou les hasards de leur carrière exotique ont spécialisées à un coin, à une tribu de cette partie du vieux monde. Elles trouveront peut-être des discordances de détail entre leurs observations spécialisées et mes descriptions synthétiques. Je les prie instamment de ne pas oublier que j'opère comme le peintre paysagiste : je traite uniquement les grandes masses; je procède par larges teintes; je juge avec ce clignement d'yeux qui lait disparaître les dissonances négligeables et no laisse subsister qu'un

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