INTRODUCTION XI
merce, rechange et la monnaie n'ont plus rien de secret pour personne. Bien entendu, je n'y insisterai pas. Ce qui me paraît intéressant dans cette étude, c'est moins le rouage que Ihorloge, c'est moins le fétu que la gerbe.
Je n'aurais point été sincère et je me serais exposé à de grossières erreurs, si je m'en étais rapporté à mes seules observations et impressions. Un contrôle était nécessaire. Je l'ai cherché dans l'expérience d'un certain nombre de personnes, fonctionnaires, officiers, missionnaires, commerçants, qui ont bien voulu ne pas reculer devant l'ennui de répondre au questionnaire que je leur avais adressé*. J ai pu ainsi, au contact d'idées étrangères, corroborer ou infirmer mes propres idées. A ce contrôle j'ai apporté la plus loyale indépendance d esprit, en me tenant en garde contre mes tendances personnelles. J'ai — ou je crois sincèrement avoir éliminé toute espèce de parti pris.
Je n'ai eu que très peu recours aux recherches bibliographiques, parce cpie, dans l'espèce de moyenne que représente ce travail, je voulais pouvoir tenir compte de ce qu'on appelle en mathématiques appliquées le poids de chacune de mes sources de rensei-
1. Parmi mes coll^iboratears bénévoles, je tiens à remercier particulièrement M. l'administrateur en chef Bruel, MM. les administrateurs de Mostuéjouls, Jamet et de Kerkaosel, les RR. PP. Martrou et Doppler, de la Mission da Saint-Esprit, dont les communications, à la fois judicieuses et complètes, m'ont été d'un grand secours pour éclaircir des points obscurs et me permettre de contrôler mes interprétations.