‹ Les sociétés primitives de l'Afrique équatorialeChapitre 65 sur 122 · L ESCLAVE · texte numérisé non relu

L ESCLAVE

Autres évaluations dans la même région : Pour un homme ou une femme adulte : 20 charges de sel, 100 cortades * d'étoffe. I assiette, i fourchette, i boîte de poudre, i fusil, I sabre dabatis, i cuvette, i pot à eau. i petit couteau. I redingote et i chapeau ou bonnet, soit, au total, une valeur d'environ iSS^"".

Un adolescent des deux sexes vaut 200 cortades, soit loo^""; un enfant, 100 cortades, soit jo-"".

Moyenne-Sanga. — Prix moj'en, hommes et femmes : 5() midjokos (62''',5o), 5 pièces d'étoffe (35^''), 2 katas (2'''"), 2 colliers de verroterie (i'^'")-

Sur les contins du Bahr-el-Ghazal, l'esclave coûte encore moins cher, une quarantaine de francs. J'ai vu acheter des enfants de six à huit ans pour une ou deux brasses d'étoffe.

La condition servile du iNègre africain n'est pas, somme toute, très dure. Pour le voyageur de passage. rien ne distingue l'esclave de l'homme libre : aucun sisfne extérieur, ni dans le costume, ni dans l'attitude. le langage ou les occupations. Tous sont confondus dans une même promiscuité ; tous les gens du village vivent sur le pied de la plus parfaite égalité. L assimilation va très loin. \on seulement elle s'applique au genre de vie. à l'habitation, au costume. à la nourriture. Elle va jusqu'au droit de prendre femme et au droit de posséder. Bien plus. 1 esclave peut, à son tour, avoir des esclaves, qui sont sa propriété exclusive. En principe, la seule chose qu il n'ait pas en propre, c'est sa personne. Il y a là. en apparence, une contradiction bizarre. La difficulté

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