‹ Les sociétés primitives de l'Afrique équatorialeChapitre 96 sur 122 · Plateaux achikouya et batéké; sultanats du Haut-Mbomoa · texte numérisé non relu

Plateaux achikouya et batéké; sultanats du Haut-Mbomoa

les herbes au vent des cantons giboyeux, de manière à former une large enceinte de flammes. Les hommes se postent sous le vent avec de longs et solides filets assez semblables à des seines ; ou bien ils se munissent de toutes armes de hast et de jet, voire même de simples bâtons. On tue au passage les bêtes affolées par les ténèbres de la fumée et le crépitement du feu, et l'on en fait un grand carnage. On se gave de viande pendant plusieurs jours. C'est l'allégresse de la faim une bonne fois satisfaite et des ventres repus. En même temps, on en fume le plus que l'on peut, pour prolonger cette ère fortunée de ripailles et d'assouvissement. Ces massacres annuels présentent beaucoup et d'énormes inconvénients. Ils sont une occasion de gaspillage désordonné. Le Nègre engloutit la viande jusqu'à l'indigestion et au vomissement : répugnantes orgies sans autre lendemain que l'ordinaire et cruelle disette.

L'antilope se défend par sa méfiance et la vélocité de sa course. Les tribus des pays couverts de maquis \ où la battue est impraticable, savent les attirer à portée de la sagayc en imitant leur bramement au moyen d'un appeau introduit dans le nez.

Contre les grosses bêtes, éléphants, hippopotames, bœufs, on emploie des pièges. Je n'en connais que deux sortes : la fosse, dont le principe est universellement connu; et un système plus compliqué et vrai-

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