‹ Les sociétés primitives de l'Afrique équatorialeChapitre 99 sur 122 · Fang · texte numérisé non relu

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et, VU leur peu de longueur, portées très bas, sur la tête des fémurs'; enfin, pour ne pas passer en revue d'innombrables transitions, une longue najDpe de fibres flottantes, enroulée autour du bassin; on en superpose plusieurs étages, de manière à former une courte jupe assez semblable au tutu de nos ballerines. Cette jupe se porte aussi très bas sur les hanches. Loscillation alternative de droite et de gauche, que lui imprime le mouvement des jambes pendant la marche, allonge démesurément la taille de la femme et lui prête une allure déhanchée et dégingandée extrèmem.ent disgracieuse. Cet inconvénient esthétique leur est imposé par l'exiguïté des matériaux employés, que les natifs africains ne savent ni obtenir plus longs ni coudre ensemble pour en faire de grandes pièces. Quoiqu'elle fasse, la beauté qui se baisse ne peut qu'avec peine éviter les indiscrétions de son costume ; quand elle fait sa cuisine ou qu'elle franchit la porte basse de sa case, elle ne doit pas oublier de passer la main derrière soi, pour rabattre la pièce postérieure de son cachepudeur.

A ce degré de progrès dans la confection, les modes masculine et féminine ne tardent pas ù fusionner. Les peuplades avancées dans l'industrie savent lisser des fibres végétales brutes en petits carrés d'étoile raide et grossière ^ Au terme du perfectionnement — avant, bien entendu, l'introduction des tissus curo-

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