UNE MENAGE MAÇONNIQUE
cation de cetarticle» M. de Bismarck a fait un pas sensible vers le parti qui représente les loges dans la politique extérieure, en faisant exclure les membres du centre du bureau du Landtag prussien, au moyen d'une coalition des conservateurs de l'Empire avec les nationaitœ libéraiix, dirigée par leF.\ de Bennigsen.
Une réconciliation de ce genre ne pouvait se faire qu'aux dépens de la liberté de TÉglise, et, en effet, la fin du Kullur-Kampf semble toujours reculée. Déjà en mai 1880, le prince chancelier avait fait publier une lettre adressée par lui le 20 avril précédent au prince de Reuss, ambassadeur d'Allemagne à Vienne, dans laquelle il insultait le Saint-Siège et déclarait presque ne plus vouloir de négociations. Ces négociations n'ont pas été reprises depuis lors. Imposées au chancelier par l'.empereur et la force de l'opinion publique, il semble y avoir cherché seulement un moyen de désorganiser les forces de résistance des catholiques qui luttent selon le droit public de leur pays pour la défense de leurs droits religieux et de leurs libertés domestiques. N'ayant pu réussir par ce moyen, le prince revient à ses voies premières.
Un incident récent (octobre 1880) a accusé cette situation. Aux fêles pour la célébration de l'achèvement du dôme de Cologne, l'empereur a refusé de recevoir les délégués catholiques, tandis que le prince impérial a accordé avec la plus grande bienveillance une audience publique aux délégués des loges maçonniques.
Le lecteur aura remarqué dans l'article de la Bauhûtte la menace d'une alliance internationale des loges d'Italie, de France et d'Angleterre. Elle coïncide avec des projets d'alliance entre les gouvernements de ces trois pays. Le discours menaçant de Gambetta, un homme des loges lui aussi, à Cherbourg, puis l'évolution pacifique de sa diplomatie correspondent aussi aux phases diverses de menace et de réconciliation entre les loges alleman des et leprince chancelier.
Il faut bien le reconnaître, depuis un siècle, dans la plupart des guerres la Maçonnerie a eu un réle considérable, et il en sâra ainsi encore dans celles qui se préparent, comme l'a dit si clairmiàvX lord Beaconsfield [InProduction^ ii).