‹ Les sociétés secrètes et la sociétéChapitre 99 sur 151 · VII. — - Une hbnack hâçonniqub · texte numérisé non relu

VII. — - Une hbnack hâçonniqub

L'unité allemande a été une œuvre éminemment maçonnique, \ et, comme Napoléon 1^, M. de Bismarck a été vis-à-vis des sec* ! tes à la fois chef et instrument. Le sort qui atteignit Pempereur eu 1812, menace-t-il le chancelier ? Certains symptômes de discorde entre les sectes se produisent. Après avoir rompu aves les sodalistes, M. de Bismarck a vu se tendre ses relations avec une autre partie de la Maçonnerie, qui est représentée dans la politique extérieure par les progressistes et les nationaux libércmx. L'irrascible chancelier s'étant permis de dire dans un galon!

(i) Huméro du & ooTsmbtre 1870. Sur le rdledes jaife en Â.llemagiie, v. rouvrage . as M< llarr, Dw Sieg det Judenlhwnt ubgr da$ 0«rmantAttm(Berae, 1879, tO« édit.)« Ci lifte doit d'autaat plus être Remarqué qu'U ômoue d'an ^rivoin protestant.

41Ô LA Prusse et l^empirb itA^ONNtOuË

qu' « il était plus facile de négocier avec les Jésuites qui sont des gens raisonnables qu'avec les franc-maçons », la BaukiUie de Leipsig, l'organe le plus important de la Maçonnerie allemande, a publié, au mois de juin 1880, l'article suivant :

« Nous sommes assez familiarisés avec la tactique da diancelier de l'empire, pour apprécier la -valeur de ses paroles, lorsqu'il dit que les francs-maçons sont plus dangereux que les jésuites* Lorsqu'il est réaola à s'engager dans une nouvelle lutte, il l'annonce toujours d'une manière semblable. C'est ainsi que la France fut avertie à la veille de U guerre franco-prussienne ; c'est de cette façon que le chancelier impérial a menacé le centre, puis qu'il a prévenu les libéraux avant de les abandonner. C'est à présent au tour des francs-maçons. C'est Napoléon m, le grand diplomate, qui lui a enseigné cette politique...

«... L'union maçonniqtia ne doit pas différer à marquer U point exact où le patriotisme cesse d'être une vertu^ ear les loges ont toujours été les protectrices de la liberté de penser, et se sont invariablement opposées à toute espèce de despotisme. Aux déclarations du prince de Bismarck» les francs*maçons veulent donc opposer des actes solennels ; ils conseillent l'adoption de trois mesures : 1® une opposition internationale des loges unies d'Àngleterre,de France et d'Italie, opposition QuissaàiTFBBTiLB EN BÉsuLTATS ; 2^ uuo protestation unanime de la part des logée de Prusse, car on doit espérer que les trois grandes loges prussiennes sentirent qu'il est de leur devoir de protester énergîquement contre cette accusation imprévue ; 3® l'action de tous les éléments sains de la Franomaçonnerie contre la politique du prince de Bismarck.

«... Quant à nous, nous saluons avec joie la perspective de voir se réaliser bientôt ce que la presse politique annonce, et nous ne som* mes pas affligés de voir le cbancelier impérial entreprendre une cam«» pagne anti-maçonnique avec son énergie babituelle. Cette guerre jeu terait beaucoup de lumière sur l'état présent des affaires. 8i les logée renferment réellement des éléments corrompus, leur corruption aerm démontrée ; si, au contraire, ces éléments sont sains et vigoureux» le lutte prouvera leur vitalité et leur force. »

Jamais peut-être un document maçonnique n'avait plus claire* ment fait entendre la puissance dont peuvent disposer les loges, et le Monde maçonnique^ n® de septembre 1880, en le reproduisant, y a vu une menace contre le chancelier, à qui le sort de Napo^ léon I" et de Napoléon III pourrait bien, dit-il, être réservé {sic).

Nous constatons le fait de la menace, mais ne croyons pas pour le moment à sa réalisation. En effets quelque temps après lapubli-

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