‹ Les sociétés secrètes et la sociétéChapitre 121 sur 151 · IV. — LA FrANG-MAÇONNERIE et la GHARITIÊ · texte numérisé non relu

IV. — LA FrANG-MAÇONNERIE et la GHARITIÊ

La Maçonnerie, partout où elle arrive au pouvoir, confisque les biens des pauvres et détruit les fondations de la charité catholique pour mettre ensuite les indigents à la charge du budget, créer le I 7 droit du pauvre à Tassistance et organiser des corps de fonctionnaires chargés de cette administration. Ce que la révolution fran- / çaisea fait en 1790, la révolution italienne Ta accompli de nos jours, et nous avons dit la misère qui s'en est suivie pour le peuple (liv. II, chap. X, S 8).

En Belgique, la conquête française avait confisqué le patrimoine des pauvres. Depuis lors l'assistance des indigents a reposé en grande partie sur les bureaux de bienfaisance établis dans chaque commune. Or, l'un des projets de loi sur l'instruction primaire, préparé en 1863 par la loge de Verviers, avait un article ainsi conçu :

« Les parents pauvres pourront être rayés de la liste des dis- « tributions de secours des bureaux de bienfaisance et autres éta* « blissements publics, jusqu'à ce qu'ils se soumettent à la loi. »

Dans une tenue du Grand-Orient, en mars 1877, cette question a été reprise en ces termes par les FF.-. Aug. Couvreur, Duriau, Féréol Fourcault, Aug. Jones, Alb. Lacroix, Ad. Le Hardy de Beaulieu et F. Van Meenen :

c Les bureaux de bienfaisance peuvent-ils priver de tous secours tout individu pauvre qui refuserait d'envoyer ses enfants aux écolois communales gratuites, laïques et obligatoires ? »

La réponse a été oui sans aucune réserve.

Les loges n'abandonnent jamais leurs projets. Après Tinstruf"-

(1) BjBprodoit par le Bien pubUc^ de Oaod, du 30 mars 18 SO.

rK,

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tion laïque, si leurs mandataires restent maîtres du pouvoir, le peuple belge subira rinstruction obligatoire, et avec elle l'assistance publique deviendra une arme nouvelle entre les mains du despotisme.

Déjà même le zèle maçonnique a commencé à s'en servir et l'on a cité quelques bureaux de bienfaisance, qui, spontanément, ont refusé les secours publics par mesure générale aux familles pauvres, dont les enfants fréquentaient les écoles catholiques ouvertes par les évoques en regard des écoles athées de l'État.

Mais la Franc-maçonnerie ne s'arrêtera pas à des demi^mesures. En 1875, la loge des Phitadelphes d^Yerwiers pose comme un article du programme du parti libéral^ la sécularisation de la bienfaisance publique ^ su/rtout des hospices d* orphelins et d'orphelines.

Nous savons déjà malheureusement en France ce que la Franc-maçonnerie fait de l'assistance publique : la circulaire de M. Hérold, préfet de la Seine, aux directeurs des hôpitaux de Paris, montre assez ce que devient la Uberté de conscience des pauvres obligés de la subir. D'autre part, la majoritô maçonnique de la Chambre des députés a poursuivi avec acharnement l'expulsion du clergé des bureaux de bienfaisance et des commissions administratives des hospices et la nomination de leurs membres par les conseils municipaux Une proposition en ce sens, présentée par M. Plessier dès 1876, a été reprise en 1878 et est devenue avec quelques légères modifications la loi du 5 août 1879.

Est-ce à cause de l'usage que la Franc-maçonnerie compte en faire, que la République française^ l'organe du dictateur Gambetta, a signalé cette loi comme une des mesures les plus importantes réalisées dans sa session par la Chambre des députés f

Il y a longtemps déjà que les loges belges ont demandé la sécularisation des cimetières et des conseils de fabrique. C'est un des articles du programme du ministère actuel et il est triste de remarquer avec quelle servile émulation les francs-maçons français, une fois au pouvoir, s'empressent de le copier (liv. II, chap. XII, S 6).

Sur tous les points, c'est donc toujours le même plan qui est exécuté par la Franc-maçonnerie au profit.de la Révolution universelle.

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