LE TRIOMPHE MAÇONNIQUE
faut qn'il fassô justice de la religion qui tend à empiéter sur le terrain politiqae, de ce fantôme que je résnme dans l'histoire des religions. *
c Est-ce tout ? Non. Yoici tonte une escouade d'orateurs qui recommandent l'éducation militaire dans l'école. M. Jean Macé a prôné lo premier cette réforme. Après lui sont Tenus MM. Tempels et Pergament. « Il arrivera un jour, je l'espère, a dit ce dernier, où renseignement deviendra obligatoire. Quoi de plus facile que de faire entrer dans l'éducation des enfants l'éducation militaire ? Quelques-uns ont protesté : c Avant de donner aux enfants une éducation militaire, a dît un capitaine autrichien, M. Dunord, qu'on leur donne une bonne édud^tion religieuse, i Mais cette opinion n'a pas paru prévaloir. Le radicalisme veut une armée nombreuse, placée aux ordres d'un pouvoir dont il est le maître, et appelée à triompher de toutes les résistances, surtout de celle des catholiques.
c Le mot de la fin a été dit par M. Buis, l'un des chefs de la Liguet de l'enseignement i « Une impulsion plus vive, a-t-il dit, sera donnée dans l'avenir à la propagande de la Ligue de V enseignement , afin d'arriver à réaliser les principales améliorations proposées. »
On aura remarqué dans le compte rendu de ce congrès le vœu en faveur de l'introduction de la politique dans Técole. Il se lie à un mouvement accentué de la Maçonnerie belge pour arriver à une révision de la constitution faite de manière à enlever aux catholiques les libertés que leur assure le pacte fondamental (1). Mais il ne faut pas se dissimuler que ce mouvement ira plus loin et dépassera le cadre des questions politiques pour aborder la question sociale. La feuille qui s'intitule Journal de la Francmaçonnerie belge ^ et qui représente le parti jeune et actif des loges, fait une propagande très-active en faveur du suffrage universel, qu'elle attend non pas du vole d'une assemblée issue du suffrage censitaire ni d'un pétitionnement général, mais d'un mouvement dont elle n'indique pas la nature (n® du 22* j.-. du 12* m.-. 1879).
Le même journal publie également presque dans chaque numéro des articles dont les tendances socialistes sont indiscutables. Ici encore, quoi qu'on puissent penser les riches bourgeois qui alimentent la caisse des loges, il représente le véritable
m fiiTear d'un libre penseur, par les ehambres radicales françaises, en déoembre 187».
(t) V. dans la Aeoue générale de novembre 1880, les ciUtions Uài» par M, WoMle : Lmprogrèi 4e VéwAution du Ubéralime en Bel^i^,
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esprit de la Maçonnerie. Sans cela que signifierait ce passage du rapport d'inspection des loges adressé au Grand-Orient de Belgique par le P.-. Optât Scalquïn :
« Quelle force, quel appui, quelles ressources peut-elle consacrer à sa grande œuvre d'humanité, à sa lutte incessante contre les réactions acharnées à sa perte ? Trouve-t elle en elle-même, dans les lois qui Tabritent, dans les manifestations de l'opinion, ce qui lui est néoessaire pour résister à ses ennemis ?
c Car il s'agit bien d'un combat immense, solennel, grandiose ; toat annonce que les funérailles du XIX^ siècle se célébreront au milieu des plus étonnants spectacles qu'il ait été donné aux peuples de contempler. De quel poids pèserons-nous dans ce choc formidable, dans cette mêlée qui eût tenté le génie d'Homère (i) T »
De telles paroles ne sont-elles pas une excitation à tous les bouleversements sociaux et le prélude des cataclysmes auxquels la Maçonnerie aura conduit la société moderne ?
(1) /oumoi da la Frano^maçonnerie heigey 31* J.*. du 8* m.*. IMO.