‹ Les sociétés secrètes et la sociétéChapitre 148 sur 151 · EN ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

EN ALLEMAGNE

Cette machine de guerre contre les mœurs chrétiennes du peuple fut introduite en Bavière dès 1807 par un disciple de Weishaupt qui, grâce à l'appui de la secte, fut pendant quinzo> ans le maître absolu de ce pays, sous la haute domination de Napoléon, â qui il était inféodé. Nous extrayons quelques détails sur ce personnage de la Biographie universelle de Michaud et de la Nouvelle biographie générale de Didot :

c Le comte de Montgelas, d'une famille originaire de Savoie, naquit à Munich en 1759; l'origine de sa haute fortune fut l'amitié dont rhonora le frère du duc, le prince Maximilien-Joseph, depuis roi de Bavière. Lorsque ce prince succéda à l'électeur Charles-Théodore, Montgelas le suivit à Munich et ne tarda pas à occuper l'importante place de ministre des affaires étrangères, à laquelle il joignit en 1803 la direction des finances et en 1806 le ministère de l'intérieur. Ce fut d'après ses conseils que Maximilien, changeant de conduite, abandonna la coalition et se fit le vassal de Napoléon I*'. Jusqu'à la fin, il cher-, cha à maintenir la Bavière dans Vorbite de l'empire et il ne se retins du pouvoir qu'en 1817, quand le maréchal de Wrède se fut déclaré son adversaire. Pendant son administration, qui fut toute puissante, il se signala par un grand nombre de réformes qui le firent surnommer le Pombal bavarois. Il était avec l'abbé Salabert à la tète d'une société d'illuminés et tous deux gouvernaient le faible prince, moins occupé d'affaires que d^ plaisirs ; adversaire déclaré des jésuistes, il fournit à l'historien Lang les documents nécessaires pour composer l'Histoire des Jésuistes de Bavière, violent pamphlet contre cet ordre. Il se mon* tra non moins hostile aux autres religieux et aux anciens privilèges du clergé qu'il restreignit notablement. Il joua un rôle prépondérant dans la sécularisation des principautés ecclésiastiques dans la Bavière

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et tonte la Bouabe. En même temps il attaqua la noblesse dans ses privilèges et changea de fond en comble les lois de la Bavière. »

Arndt s'exprime ainsi sur le compte de ce personnage néfaste:

« M. de Montgelas» dont les dignités^ et les titres s'accumulent d'année en année, est originaire de la Savoie... Il est sorti de bonne école, de l'école des illuminés, qui nous a donné les Dalberg, les Benzel-Sternane et d'autres. On n'a pas oublié l'époque où, au commencement de la Révolution française, ce M. de Montgelas, M. de Zwach et quelques autres adeptes de leur école, qui étaient suspects au gou« vemement, erraient aux frontières de l'Allemagne. Montgelas revint en Bavière avec le roi actuel qu'il domine complètement, et au nom duquel il mène en despote toute la Bavière. Il était un gentilhomme appauvri et chargé de dettes ; il possède aujourd'hui des millions ; son immoralité et sa corruption sont un outrage à la probité allemande. Habile, d'une grande légèreté de caractère, prodigue, il ne recule devant rien pour arriver au but, et c'est en cela qu'il est dangereux.' Tous les Bavarois maudissent son régime, que deux mots peuvent caractériser : infidélité et soi-disant lumière. Il tend, à l'aide d'un despotisme oonmiode, à tout faire plier sous des formules générales, et à « itiittsr tonte religion et toute moralité (/). •

(1) Arndt, McU^tfiifM var ém WiÊnêt Cùngrm^ 18U,

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Rapports secrets de Thiebs avec Gambetta et Roghbvort

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