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NOUVELLES ÉCOLES DE LA MAÇONNERIE

geignement d'État que la Convention et Napoléon I^ ont définitivement organisé.

V. — Nouvelles écoles que la Maçonnerie veut substituer AUX ÉCOLES catholiques. — Le PLAN DE La ChA- LOTAIS»

Dans une de ses lettres à M. de La Ohalotais pour le féliciter sur son Compte^endu contre les jésuites, Voltaire lui écrivait : « Vous donnerez sans doute, monsieur, un plan d'éducation tiré de vos excellents mémoires, qui ont servi à détruire ceux qui donnaient une assez méchante éducation à notre jeunesse. Plût à Dieu que vous voulussiez y mêler quelques leçons pour ceux qui se croient hommes faits ! » C'était le 3 novembre 1762 que le plus illustre des maçons philosophes avait écrit à son frère et ami du parlement de Bretagne. Quatre mois après, il avait reçu, pour le revoir et l'approuver, le manuscrit du livre demandé, et le 28 février il pouvait lui écrire de nouveau :

« J'aimerais beaucoup mieux que vous m'eussiez fait l'honneur de m*enToyer votre ouvrage imprimé plutôt que manuscrit. Le public en jouirait déjà. Je crois très ^sincèrement que c'est un des meilleurs présents qu'on puisse lui faire. Je ne puis trop vous remercier de me donner un avant-goût de ce que vous destinez à la France. Pour former des enfants, vous commencez par former des hommes. Vous intitulez l'ouvrage : Essai d'un plan d'études pour les collèges ; et moi je l'intitule : Instruction d'un homme d'État pour éclairer toutes les conditions. Je trouve toutes vos vues utiles. Que je vous sais bon gré, monsieur, de vouloir que cenx qui instruisent les enfants en aient eux-mêmes I Je vous remercie de proscrire l'étude chez les laboureurs. Moi qui cultive la terre, je vous présente requête pour avoir des manœuvres et non des clercs tonsurés. Envoyez-moi surtout des fbères ionorantcns pour conduire mes charrues 00 POUR LES T ATTELER... Il n'y aura point de père de famille qui ne regarde votre livre oomme le meuble le plus nécessaire de sa maison, et il servira de règle à tous ceux qui se mêleront d'enseigner. Vous vous élevez partout au-dessus de votre matière.... «/e m'en tiens, pour la reli" çUm, à ce que vous dites avec l'abbé Gédouin, et méms à ce qiÂC vous ne dites pas, La religion la plus simple et la plus sensiblement fondée sur la loi naturelle est sans doute la meilleure, — A présent, que m'ordonnez-vouç ?

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