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VI. — Les origines de l'enseignement d'État

S'emparer de Tinstraction et de réducation de la jeunesse pour la diriger de bonne heure vers la fin de la Maçonnerie, destruction de la religion catholique, de (bute religion et de toute nationalité, tel était donc le plan arrêté par les sociétés secrètes et qu'avait commencé la destruction des jésuites et de leurs collèges.

C'est conformément à ces instructions que partout les frères entreprirent la réforme de Téducation, après la destruction des jésuites. Pombal naturellement commença dans l'université de Coimbre.

c Dans un ouvrage qu'il fit publier sur cette université» dit la Bio^ graphie umnerselle de Michaud (1), il imputait aux jésuites un grief assez étrange : c'était celui de la décadence des sciences et des arts, qui y florissaient avant eux. Après avoir ainsi préparé ropinion du public, il se fit revêtir par le roi du titre de lieutenant-général pour cette réforme, et suivi d'un cortège nombreux et brillant, il se rendit à Goïmbre le 15 septembre 1772. U changea plusieurs professeurs, ainsi que le système général des études, donna de nouveaux statuts, assigna une sorte de prééminence aux sciences physiques et mathématiques, appela à grands frais des savants étrangers (protestants et impies) et fit augmenter la dotation et Us privilèges de l'université, b

Les philosophes n'enseignent pas, comme les jésuites, gratuitement et pour la plus grande gloire de Dieu.

Cette réforme s'étendit bientôt après à toutes les écoles du royaume, et c'est à dater de là que l'esprit et le génie national allèrent toujours s'affaissant davantage, et le Portugal devint, après avoir perdu la plupart de ses colonies, une jespèce de colonie anglaise administrée successivement par la Maçonnerie ou de grands seigneurs maçons .

Qaant à la France, l'éducation y fut abolie avec l'abolition des jésuites, disent tous les historiens et tous les publicistes de quelque célébrité.

c On crut pouvoir les remplacer par des instituteurs mercenaires, la plupart mariés, dit le baron Henrion (2), sans aucun lien commun, sans

(1) Michaud, Biographie unieeneUe^ t. XXXV, p. 232 et 233. (3} BisUnre générale du l^ÉgUset Uv. XGI,

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