LA RÉVOLUTION FBA.NGAISE, LE RÉGIGIOB AVEC TOUTES SES HORREURS
non-seulement y avaient été résolus alors', mais encore étaient le résultat des associations et des serments, etc... Que ceux qui connaissent mon cœur et mon intelligence jugent de l'impression que ces découvertes produisirent sur moi I
c De tous les contemporains de cette ipoque, il ne me reste qu*un seul... Mon premier soin fut de communiquer à Guillaume III toutes mes découvertes. Nous acquîmes la conviction que toutes les associations MAÇONNIQUES, depuis la plus modeste jusqu'aux grades les plus élevés, ne peuvent se proposer que d'exploiter les sentiments religieux, d'exécuter LES PLANS LES PLUS CRIMINELS, et de sc scrvir des premiers com^ me manteaux pour couvrir les seconds»
« Cette conviction, que S. A. le prince Guillaume partagea avec moi, me fit prendre la ferme résolution de renoncer absolument à la Maçonnerie... Ji
IL — Le régicide et le convent maçonnique de 1786
L'allégation si précise de M •de Haugwilz, que le régicide avait été longtemps à l'avance décrété par les sociétés secrètes, vient de recevoir une confirmation inattendue : nous savons maintenant que la première pensée du crime et de l'assassinat de Gustave III remonte jusqu'en 1786, à l'époque où l'Illuminisme allemand et riUuminisme français avaient opéré leur fusion, comme on l'a mi ' dans le chapitre précédent. C'est le cardinal Mathieu, homme au jugement froid entre tous, qui le premier l'a révélé dans une lettre adressée à M.iiûbinet de Cléry le 7 avril 1875.
« Il y a, dans nos pays, un détail que je puis vous donner comme certain. Il y eut à Francfort, en 1786, une assemblée de francs-maçons où furent convoqués deux hommes considérables de I^esancon, qui faisaient partie de la société : M. de Raymond , inspecteur des postes, ot jM. Maire de Bouligney, président du parlement. Dans cette réunion, le