LIS TRIOMPHES DES ARMÉES RÉVOLUTIONNAIRES
Des documents juridiques déposés aux archives de la maison de
Prusse établissent que le crime avait été préparé par les loges de
Stockolra et en particulier par le ducjie Budermauie^ frère du roi.
L'assassin fut conduit par les soins des affidés en Prusse, où il fut
oommifsaire de police, mais, ayant eu l'imprudence de se dessaisir
de ses papiers, il fut emprisonné et mourut peu après. (V. Docth
fnmt à.)
Quelques jours auparavant, le 26 février 1792, le Courrier de
Slrasbourjj annonçant que le roi de Prusse venait de se joindre à
la coalition, faisait suivre celte nouvelle de ces lignes étranges :
« Les politiques augurent de là que l'union établie entre les
deux cours sera consolidée ; il est certain qu'il est bon de le faire
croire aux français ; mais dans les pays despotiques, dans les pays
où le sort de plusieurs millions d'hommes dépend d'un morceau
de pdte, ou de la rupture d'u/ne petite veine^ on ne peut compter
sur rien... Il ne faudrait qu'une indigestion, uns goutte de sang
titravasé pour rompre cette brilla/nte imion (1). »
De pareilles prédictions ne sont-elles pas iln aveu manifeste
de la oréméditatîon du crime ?