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XIV. — LA Franc-maconnerie et la théophilanthropib

Pendant la période de la terreur, la plupart des loges maçonniques françaises cessèrent de se réunir. On a vu plus haut (S 6) comment Philippe-Égalité avait dû donner sa démission de grand maître. Le Grand-Orient et les diverses puissances maçonniques cessèrent de fonctionner, au moins ostensiblement : les clubs de jaœbias remplacèrent à ce inom^nt les, loges et ils se défiaient toujours des éléments aristocratiqites qui existaient dans la Ma-

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çonaerie. Les anciennes dissensions entre membres des loges sur la manière de conduire la révolution, furent pour beaucoup dans la division des partis à cette époque, et bien des indices nous Tout penser que c^est là l'origine de la lutte sanglante des jacobins et des girondins, plus tard des dantonniens et des partisans de Robespierre.

La fSte de la Raison^ célébrée à Notre-Dame en novembre 1793, avait été une manifestation solennelle d'athéisme faite par les hébertistes. Après les avoir envoyés à Téchafaud, Robespierre voulut célébrer son triomphe par la fête de l'Être suprême, l*'^ mai 1794, et l'on sait quelle part les haines des hébertistes survivants eurent à la journée du 9 thermidor.

Le F. * . Henri Martin a indiqué ce côté peu connu de Thistoire de la révolution. Après avoir signalé l'affinité qui existait entre Robespierre et les doctrines de St-Martin, il ajoute : € Les enne- <c mis du redoutable chef des jacobins en eurent l'instinct, car « St-Martin, fort étranger de sa personne aux luttes désespérées ce des partis et à l'interprétation sanglante qu'on faisait de ses idées, « fut enveloppé dans la persécution dirigée contre Catherine Theot, « dom Gerle et quelques autres révolutionnaires mystiques, peu < avant le 9 thermidor, par les hommes qui préparaient la chute « de Robespierre (1). »

Quoi qu'il en soit, dès que la dictature de ce dernier fut finie, la Maçonnerie reprit son activité : guidée par un de ses anciens adeptes Lareveillère-Lepaux, c'est elle qui organisa la théophi^ lanthropie (2). Ce système avait la prétention de remplacer par ses céréitionies le culte catholique et correspondait à la fois aux fêtes de l'Être suprême et à ce que l'on appelle aujon''d'hui lei tenues de MaçoiWrifî blanche.

Quand la secte dv^t4;ru avoir réalisé détinitivement la liberté et

l'^^a/^^^, telles que les entendait Weishaupt dans l'an-arcA^abso* lue, les voiles de la Maçonnerie avaient été rejetés comme un symbolisme inutile, la loge n'avait plus eu besoin d'être couverte^ et on l'avait remplacée par le club. Une réaction s'étant faite dans les esprits, il fallut en revenir aux travaux intérieurs, au symbolisme, et les loges se rouvrirent sous diverses formes. C'est avec une grande connaissance de l'esprit de la Maçonnerie que le F.*. André Rousselle a rappelé ce souvenir à l'assemblée du Grand-Orient da 1879, pour faire maintenir le symbolisme et les rituels.

(1) auioirede France, t. XVI, p. 531, 4" ôdiL, 1860. (S) V. le Monie inaçonnig^e, 1879« p. SS44

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