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I. — L'ÉCHEC DE LA RÉVOLUTION EN

Le régime de la Convention avec les clubs des jacobins délibé» tant et gouvernant sur toute la surface du territoire, le culte de la déesse Raison, la fête de TÉtre suprême, la théophilantbropie, la guillotine et la confiscation en permanence, étaient l'idéal des sociétés secrètes.

Cependant cet abominable régime s'effondrait dans le désordre et l'incapacité ; appelées par les peuples que soulevaient partout les pillages éhontés des révolutionnaires et le regret de leur paisible bonheur perdu, les armées de l'Autriche et de la Russie avaient partout fait reculer les troupes du Directoire. L'Allemagne et l'Italie étaient libres. Pie VII avait succédé à Pie Vi; il avait repris, après miUe difficultés, possession de la capitale du monde catholique. En France l'opinion publique reprenait chaque fois le dessus avec plus de force, et la restauration du roi légitime devenait inuninente (1).

Les habiles des sociétés secrètes, voyant qu'ils ne pouvaient s'opposer à la marche des événements, employaient toute cette habileté à se mêler à la restauration monarchique, de façon à pouvoir imposer à Louis XVIII un gouvernement constitutionnel qui rendit illusoire le pouvoir de la royauté et leur permit de con-

(1) Voir entre autrei livres sur celte époque, qoe la légende da 18 bramaire e si étrangement défigarée, l'intéressant oavrage intitalé : StoffUl et la Vendée^ par M. Edmond Stofflet, in- 12, Pion, 1876.

LA DiCtATtJR» NAPOLlêoNIÏJNNfi

tinuer leur gaerre à l'Église, à l'abri des mécanismes parlementaires. Tel était notamment l'objet de l'association des Philon delphes, formée à Besançon par les généraux Malet et Oudet, deux francs-maçons avancés^ dans les derniers leilips du Directoire, et d'où sortit plus tard la Charbonnerie (1).

Les coups d'État du 13 vendémiaire et du 18 fructidor nV vaîent fait que retarder la restauration royaliste, qui en 1799 devenait de plus en plus imminente. La fin prochaine de la république était publiquement discutée et l'on savait partout que les jacobins s'apprêtaient à remplacer la république par une dictature, par une monarchie révolutionuah^ qui ferm&t la porte aux Bourbons. Le Mercwre britanniqfjLe du 25 juillet 1799 publiait une lettre de Malouet, où ces éventualités étaient discutées :

a Vous avez annoncé, M. , disait-il, dans un de vos derniers numéros, une intrigue qui a eu lieu en France et dans un pays étranger pour accréditer la nécessité d'un changement de dynastie. Ce projet, abandonné pendant la grande fortune du Directoire, se réveille, dit-on, dans sa détresse. On assure que les jacobins, en déployant tous leurs efforts pour soutenir la république chancelante, se disposent, s'ils ne peuœnJt y réussir, à créer un roi et une monarchie dont ils formeraient le premier ordre : on renouvelle en conséquence les libelles sur le caractère de nos princes, sur ce que la nation aurait à en craindre »

Et Malouet discutait ces projets révolutionnaires qui consistaient à implanter en France soit un prince étranger, soit un Bourbon en dehors de l'ordre de succession au trône j c'est-à-dire le duc d'Orléans. Les intrigues de la Ré\blution sont anciennes, on le voit. Sieyès, cherchant partout un dictateur, avait songé un instant à confier ce rôle à un prince de la maison de Brunswick (2), comp* tant évidemment sur l'appui qu'il trouverait dans la Maçonnerie.

Mais le dictateur était plus proche et dans les rangs de ces mêmes jacobins. Bonaparte, qui avait envoyé Âugereau au Directoire pour faire contre les royaUstes et les élus de la natronr le coup du 18 fructidor, était déjà, aux yeux des plus perspicaces, la sauvegarde fiiture de la Révolution. Talleyrand, le grand artisan des sociétés secrètes, s'était depuis longtemps attaché à sa fortune, et lors de la fête célébrée en son honneur après le traité de Campo-Formio, il lui avait adressé ces paroles significatives :

I (t) V. Thomas Frost, SeerH soeletiH in Suropean RenohUion, t. I, p. 142 et sulv. {t) Uaf^y, Uistatre de Kapoléon, t. I, p. 426.

LES ANTÉCÉDENTS MAÇONNIQUES DE BoNAPARTE loi

« Loin de redouter ce qu'on youdrait appeler son ambition, je sens qu'il faudra peut-être le solliciter un jour pour Tarracher aux douceurs de sa studieuse retraite. La France entière sera libre. Peut-ôtre lui ne le sera jamais ! telle est sa destinée ! »

Dans ces coDjODctures, Napoléon Bonaparte revint brnsqnement d'Egypte, et, de concert avec Sieyès et quelques révolutionnaires êmérites et francs-maçons avancés, il fit le coup d'État du 18 bnimaire, destiné dans leur pensée à sauver la Révolution menacée par tant d'excès et d'impéritie.

Napoléon dépassa de beaucoup, au profit de son ambition personnelle, les visées de ses complices. Cependant il ne désavoua jamais ses antécédents jacobins, et il se donna toujours lui-même comme le chef de I4 Révolution. Au milieu de la réaction qui ramenait le pays à l'ordre, il se fit le défenseur de tous les intérêts révolutionnaires et solidarisa sa cause avec celle des acquéreurs de biens nationaux.

On aurait bien mal compris l'idée-mère des sociétés secrètes si l'on croyait qu'elles attachent quelque intérêt aux libertés publiqaes et au régime constitutionnel. Leur but est tout autre, c'est la destruction de l'Église, c'est l'exaltation de tous les appétits désordonnés de l'homme, la déification de sa révolte contre Dieu. Quant aux moyens, le choix leur en est dicté par les circonstan* ces. La liberté de la presse,* le parlementarisme leur sont des instnunents précieux sous un gouvernement légitime et chrétien par aon origine, comme la monarchie des Bourbons ou la dynastie des Habsbourg ; mais le bras d'un despote ne leur inspire aiicnne répugnance s'il veut accomplir leur œuvre et s'il n'abuse pas du pouvoir mis entre ses mains pour poursuivre exclusivement des buts personnels.

IL — LbS ANTâClfiDKNTS MAÇONNtQUBS DB BoNAPARTB

ET SON BÔLE REVOLUTIONNAIKE.

Nqwléon Bonaparte, au moment du 18 brumaire, offrait par tons ses antécédents aux révolutionnaires et aux francs-maçons des garanties qui expliquent le concours actif qu'ils lui donnèrent.

19$ LA DiCTAtUHE NAPOLiONNIENNÈ

Homme de confiance de Robespierre, il lui avait dû le commencement de sa fortune en recevant, avec le commandement en chef de l'artillerie, la direction effective de l'armée qui faisait le siège de Toulon. Âpres la prise de la ville, il écrivait à la Convention :

c Citoyens représentants, c'est dn champ de gloire, marchant dans le sang des traîtres, que je vous annonce avec joie que vos ordres sont exécutés et que la France est vengée. Ni l'âge, ni le sexe n'ont été épar* gnés. Ceux qui n'avaient été que blessés par le gakon républicain ont été dépecés par le glaive de la libertâ et par la baïonnette de I'ésalitâ. Balttt et admiration !

c Brutus Bonaparte, citoyen sans-culottes (1). »

Placé ensuite à la tôte de l'armée d'Italie avec Robespierre le jeune, il avait avec lui des liaisons si étroites, que ce conventionnel lui avait offert le commandement de l'armée de Paris, à la place d'Henriot, et qu'après le 9 thermidor il fut emprisonné pendant dix jours (2). C'est lui qu'au 13 vendémiaire les régicides de la Convention appelèrent à leur secours pour se perpétuer au pouvoir par la force et noyer dans le sang les sections parisiennes.

On a vu comment dans la guerre contre le pape il s'était fait l'exécuteur de la Révolution et exprimait dans ses correspondances la pensée intime des sectes (Liv. II, chap. VI, § 14).

Sa conduite pendant l'expédition d'Egypte était essentiellement conforme au plan de la Maçonnerie, qui tend à mettre au même niveau toutes les religions.

« n avait préparé de longue main par des trames secrètes, dit M. Thiers, la tradition de l'île de Malte. Des francs-maçons comme le chevalier Dolomieu et Bosredon, disent d'autres historiens, y étaient renfermés, et le lâche grand-maître Homspesch lui en fit les honneurs, ainsi que des îles adjacentes, moyennant une principauté en Allemagne ou, à son défaut, 300,000 francs de pension viagère, 600,000 francs d'indemnité. 700 francs de pension pour les chevaUers de la langue de France ; et Gafarelli Dufalga, un des officiers supérieurs à la suite de Bonaparte, en parcourant la place dont il admirait les fortifications, dit ce mot :

(i) Mémorial $ur la lUvotution françaite, par Tooss. Fel. Joly, aDcien profesteur. Paris, B«aucô-Ru8aQd, 1824, p. 59t. — La Biographie ufUverseUê, do Micbaud^ peoae que celte lettre n*eât pas de Napoléon-Bonaparte, et elle ajoute que loiroftme (il do Ta pas désavoue alors) a donné à entendre, plue tard, que cette horri^ lie lettrepourrait bien avoir été écrite par ton frère Lucien,,» (i, LXXV, p. «0, Si).

(2) Lanflrey, Uitloire de SapoUon, t. I, p. 46 À 54.

LES ANT]ÊG^DENTS HÀÇÔNNtQUES DE BONAPÂRTB 193

Nm smmes bienheureux qu'il y ait eu quelqu'un dans la place pour nous m ownir les portes.

L*ordre de Malte fut détruit, et deux ans après, grâce à ces traihisons maçonniques, le boulevard de la Méditerranée, Tlle imprenable sous les chevaliers, appartenait aux anglais, qui l'oc* cupent encore (1).

Arrivé en Egypte après ce facile exploit, Bonaparte reniait odieusement le Christianisme dans sa première proclamation adressée aux habitants du pays. Voici dans son entier ce chefd œuvre d'hypocrisie maçonnique :

f Gadis, Gheiks, Imans, dites au peuple que nous sommes amis des vroù musulmans, que nous respectons plus que les mamelucks Dieu, son prophète et l'Âlcorao. N'est-ce pas nous qui avons détruit le pape, (pli disait qu'il fallait faire la guerre aux musulmans ? N'est-ce pas nous qui avons détruit les chevaliers de Malte, parce que les insensés croyaient que Dieu voulait qu'ils fissent la guerre aux musulmans ? N'est-ce pas nous qui avons été dans tous les siècles les amis du Grand Seigneur — que Dieu accomplisse ses désirs I — et l'ennemi de ses ennemis f Dieu est Dieu, et Mahomet est son prophète !» — Et encore : c Ne craignez rien surtout pour la religion du prophète que j'aime.

Déjà dans sa proclamation à Tannée de terre, à son débarquement, il avait dit :

« Soldats, les peuples avec lesquels nous allons vivre sont mahomé* tans ; leur premier article de foi est celui-ci : Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. Ne les contredisez pas ; agissez ateceux comme nous avons agi avec les juifs, avec les italiens : ayez des égards pour leurs muftis et leurs imans, comme vous en avez eu pour les rahbins et les évoques ; ayez pour les cérémonies que prescrit l'Âlcoran, pour les mosquées, la même tolérance que vous avez eue pour les toucents, pour les synagogues, pour la religion de Moïse etdeJé§us^Christ,

Hais écoutons-le lui-même, jugeant plus tard à Sainte-Hélène, ces proclamations :

c C'était, disait- il, du charlatanisme, mais du plus haut... Mes français De faisaient qu'en rire, et leurs dispositions à cet égard étaient telles en Italie et en Egypte que, pour pouvoir les ramener à entendre citer la religion, j'étais obligé d'en parler fort légèrement moi-même, de pla<* ttr les juifs à côté des chrétiens, les rabbins à côté des évoques.

I Après tout, ee n'est pas qu'il eût été impossible que les circonstan*

(1) Tbte^, BistoiredelaBhobUion, 8* édition, t. IV, p. 151, l&2.-.Barrael, Mé LlV,p.S68.— IKftoiri univertéUe^ Dtxmy,^ Histoire de France, t. II,p. 681.

194 LA DIGTÀTUIUe KAPOI^to^IENNS

ces m'eussent amené à embrasser tblaimisme. Gimi^ii gae l'empire d'Orient et peut-être la sujétion de toute l'Asie n'eussent pas Tftlu an turban et des pantalons ? car c'est au vrai uniquement à quoi cela se iti réduit. Nous ne perdions que nos culottes et un chapeau. Je dis nous, car l'armée, disposée comme elle l'était, s'y fdt prêtée indubitablement et n'y eût vu que du rire et des plaisanteries. Cependant, voyez les conséquences, je prenais l'Europe à revers ; la vieille civilisation demeurait cernée, et qui eût songé alors à inquiéter le cours des destinées de notre France et de la régénération du sUck t qui eût osé l'entre* prendre ? qui eût pu y parvenir (1) ? »

C'était bien là la façon dont la Franomaçoanerie entend réunir sous sa suprématie toutes les religions (V. liv. I, chap. Il, § 10). Cela suppose, nous ravons vu, le plus complet scepticisme en matière religieuse. Or Napoléon était essentiellement sceptique, quoi qu'en aient dit certains enthousiastes naïfs. Ses conversations de Ste-Hélène montrent que ses croyances ne dépassaient pas le vague déisme ou le panthéisme de la Maçonnerie.

c Le soir, après le dîner, la conversation tomba sur la religion, dit M. de Las-Cases. L'empereur s'y est arrêté longtemps. Je vais en transcrire ici, avec soin, le résumé, comme tout à fait caractéristique sur un point quia dû, sans doute, souvent exercer la curiosité de plusieurs.

c L'empereur, après un mouvement très^vif et très-chaud, a dit : Tout proclame l'existence d'un Dieu. C'est indubitable ! mais (oute nos religions sont évidemment les enfants des hommes.

c Pourquoi ces religions se décriaient-elles, se combattaient-elles ? Pourquoi cela avait-il été de tous les temps, de tous les lieux ? C'est que les hommes sont toujours les hommes. C'est que Ifis prêtres ont toujours glissé partout la fraude et le mensonge.

c Toutefois, disait l'empereur, dès que j'ai eu le pouvoir, je me suis empressé de rétablir la religion. Je m'en servais comme de base et de racine ; eUe était à mes yeux l'appui de la bonne morale, des vrais principes, des bonnes mœurs.

« Je suis loin d'être athée, assurément ; mais je ne puis croire tout ce que l'on m'enseigne en dépit de ma raison, sous peine d'être faax et hypocrite.

c Dire d'où je viens» ce que je suis, où je vais, est au-dessus de mes idées. Et pourtant tout cela est ; je suis la montre qui existe et ne 8« cpnnait pas.

(1) Cerrmpondanoe de NapoUon i**, publiée par ordre de Napoléon III, t. V, p. 186, 191, 241. La fonnaie, Dieu «l Dtèu, n'est pes eilée dans la oorretpondanoe, mais dans plosienn antres histoires, entre antres: Méawrial sur la W«oluiion franfaùe, par Tous. Fel. Joly, aneien pioksseur, p. 593 — Mémorial de Sainte' Hélène^ p. 14S| iU.

LBS ANTiciOBNTÂ MÀÇONNIQUISS DE BoNAPARTE 195

€ Nul doute, du 'teste, obtenraît-il encore, que mon esprit dînera dolité ne fùt, en ma qualiU d'empereur, un bienfait poar les peuples ; et autrement comment aurais-je pu faYoriser également des sectes ausri oontraires, si j'avais été dominé par une seule ? Gomment aurais-je con^^ serve l'indépendance de ma pensée et de mes mouvements, sous la sug^ gestion d'un confesseur qui m'eût gouverné par les craintes de l'enfer 7

cQuel empire un méchant, le plus stupide des hommes, ne peut-il pas, à ce titre de confesseur, exercer sur ceux qui gouvernent les nations ? ' c J'étais tellement pénétré de ces vértlés que je me promettais bien de fidre en sorte, autant qu'il eût été en mol, d^élever mon fils dans la même ligne religieuse où je me trouve (!)• »

Deux mois plus tard l'ex-empereur tenait le même langage et assurait qu'à part la croyance en Dieu^ avec laquelle ses nerfs étaient en sympathie^ il avait perdu toute foi religieuse dès qu'il avait su et raisonnné, et cela dès Tâge de treize ans (2).

Ces opinions intimes aident à comprendre la politique suivie par l'empereur et où il y a plus d'unité que ne le croient ceux qui ae bornent à suivre les faits extérieurs.

Au moment où il allait se proclamer empereur. Napoléon voulut donner un gage décisif aux hommes de la Révolution, en assassinant le duc d'Ënghien.

c On veut détruire la Révolution, disait-îl à ses familiers le soir du crime, en s'attaquant à ma personne. Je la défendrai, car je suis la RétOLunoN, MOI, MOI. On y regardera à partir d'aujourd'hui, car on saura deqaoi nous sommes capables (3). »

Quelques années plus tard, revenant sur ce siy et, il disait à son iirère Joseph:

€ Je ne puis me repentir du parti que j'ai pris à Tégard du duc d'Enl^en ; je n'avais que ce moyen de ne laisser aucun doute sur mes véritables projets et de renverser toutes les espérances des partisans des Bourbons. Enfin, je ne puis me le dissimuler, je ne serai tranquille sur le trône que lorsqu'il n'existera plus un seul Bourbon, etcelui«ci en est un de moins. C'est le reste du sang du grand Gondé, c'est le dernier béritier du beau nom de cette maison. Il était jeune, brillant, valeureux, et par conséquent mon plus redoutable ennemi. C'était le sacrifies le plus nécessaire à ma sûreté et à ma grandeur. Que reste-t-il ictneUement? deux fils du comte d'Artois sans enfants... J'ai donc ré-

(1) JOmoirial de SaitUe-BUène, t. IV, p. 204-209, par le comte de Lae^Cases. B&BpcMiion de 1828. Lecointe, libraire* Parie.

(2) nûd., t. V, p. 384.

(3) fflftofredtt CongtikU et deVfimpire, par Thiers, t. V, p. 14«

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duit autant que possible le nombre des chances qui étaient contre moi. Mon-seulement, si ce que j'ai fait était à faire, je le ferais encore, mais demain môme, si le hasard m'offrait pour les deux derniers rejetons de cette famille une occasion favorable, je ne la laisserais pas échap« per (1). 1

Louis-Napoléon interprétait donc fidèlement sa pensée et avec elle la raison d'être des Bonaparte, en écrivant dans les Idées non poléoniennes : •

« La Révolution, mourante, mais non vaincue, avait légué à Napoléon l'accomplissement de ses dernières volontés. Eclaire les nations, dutelle lui dire ; affermis sur des bases solides les principaux résultats de nos efforts ; exécute en étendue ce que j'ai du faihb en profondeur ; SOIS pour l'Europe ce que j'ai été pour la Frange. Cette grande mission. Napoléon l'accomplit jusqu'au bout (2). »

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