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INTRIGUES DIPLOMATIQUES CONTRE LA PAPAUTE

Mais toutes ces concessions faites au gouvernement de Juillet n'aboutirent à rien. Ses ministres s'étaient déjà faits conservortmrs et se prosternaient devant toutes les puissances européennes.

I MM. Misley et Lînati, dit L. Blanc, arrivèrent à Marseille, prôts à 8'embarquer pour l'Italie ; ils avaient frété un navire et possédaient douze cents fusils, deux pièces de canon et des munitions. A eux s'étaient joints plusieurs italiens qu'appelait à son secours la patrie menacée. Le joQr de l'embarquement était arrivé, lorsqu'une dépêche télégraphique Tint tout à coup porter au préfet des Bouches-du-Rh6ne, M. Thomas» Tordre dWêter les proscrits, et l'on mit sous le séquestre le bâtiment qu'ils avaient frété. De semblables violences furent exécutées à Tégard de M. Visconti de Milan et de l'illustre général Guillaume Pépé... i

Pendant ce temps les Autrichiens envahissaient insolemment Vltalie, ils entraient triomphalement à Bologne, et le gouvernement provisoire ne se réfugiait à Âucdno que pour se soumettre au gouvernement pontifical dans la personne de l'archevêque, cardinal Benvenuti, leur prisonnier depuis le commencement, axec qui ils traitèrent d'une amnistie. Les maçons conservateurs avaient donc abandonné leurs frères du parti d'action, mais seulement pour en prendre la place et faire succéder, comme toujours, contre la papauté la diplomatie à la violence.

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