INTHI0UES DIPLOMATIQUES CONTRE LA PAPAUTÉ
dpales, comme base indispensable de tonte amélioration administrât ive; pais an sommet, l'organisation de conseils proyinciaux: conseil adminis* tratif permanent destiné à aider le gouverneur de la province dans Vexécu* timdejes fonctions ; réunion plus nombreuse^ prise surtout dans le sein des nouTelles municipalités, et destinée à ôtre consultée sur les intérêts les plus importants de la province, à contrôler l'administration communale, à répartir les impôts et à éclairer le gouvernement sur les véritablés besoins de la province.
c Le quatrième enfin demandait un établissement central, on cour suprê* me des comptes, chargé du contrôle de la comptabilité du service annuel de chaque branche de l'administration civile et militaire ; puis une junte ffu consulte administrative composée d'élus par les conseils locaux et de con* uiUers du gouvernement, formant ou non partie d'un conseil d'État, dont U$ membres seraient nommés par le souverain parmi les notalrilités de nais* mee, de fortune et de talents du pays (1). i
Ce mémorandum^ rédigé par la commissaire prussien Bunsen, fut approuvé par la diplomatie, tout équivoque qu'il était. Peu important en soi^ il Tétait beaucoup trop comme intervention dans Tadministration et la constitution d'un État souverain. C'était, au nom des sociétés secrètes elles-mêmes, une grave atteinte portée à la dignité du souverain pontife, et comme la continuation ou le renouvellement de toutes celles qui avaient précédé.
On demandait à la face du monde, comme inconnue aux Etats romains, Tégale admissibilité dans les emplois des laïques et des clercs, tandis que c'était un fait acquis à la notoriété publique e< prouvé d'ailleurs par l'irrésistible éloquence des chiffres, dit H. Sauzet, citant le mémoire d'un ambassadeur français à Rome, M. de Rayneval, que Vimmense majorité des emplois du gou^ wmerment temporel de V Église est occupée par des laïques et dans la proportion de six mille contre cent l
On demandait des libertés municipales pour le pays qui en a le plus conservé et qui en ce genre a servi de modèle à tous les autres (2)»
On parlait de réforme judiciaire là où fonctionne régulière* fwnt^ dit ce publiciste si autorisé, une législation régulière^ assise sur des bases que V équité a posées^ qui ont gardé le respect
(I) L'Égiim RowuUnêen face de la BévoluHon. t. U, p. 203-20S.
(t) Sur l'antiquifô des libertôa locales et le développement du régime munidpal dus las États pontificaux , y. l'excellent ouvrage de M. le chanoine lUgnan, J/û- ^olnt Urbain K (Paris, iSeo), un vol. ln-8*.
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des siècle^, et qui s'ouvre et se complètetous Usjowrs, selon les besoins, plus régulièrement que partout ailleurs !
Et c'est l'Angleterre, le pays le plus problématique en fait de lois, l'Angleterre au pèle-mèle législatif, comme dit encore le même jurisconsulte, pèle-mèle dont quelques augures privilégiés vendent chèrement les secrets, dont les plus larges fortunes s'épuisent à interroger les ténèbres^ dont les plus longues vies ne suffisent pas toujours à atteindre le dénoûment (1), c^es^ l'Angleterre qui proclame la nécessité de cette réforme I
Après elle, c'est la France, que ses révolutions successives et ses cent mille lois ont rangée de si près à sa suite ; c'est l'Autriche, c'est la Prusse, c'est la Russie, que les sectes et un despotisme sans règle et sans frein ont aplaties, marquetées, émaillées de leurs contradictions et de leurs caprices aux mille formes et aux mille couleurs !
Évidemment ce n'était là que des prétextes, des calomnies, pour affaiblir et^détruire aux yeux des peuples, et des populations italiennes surtout, la majestueuse autorité des pontifes-rois et de la papauté elle-même.
On eût dit qu'on voulait se venger sur son pouvoir temporel de sa suprématie spirituelle et de toutes ses condamnations doctrina*
les, elle pourtant qu'on disait hautement, comme toujours, vouloir respecter, quand c'était elle surtout qu'on voulait détruire.
(c Le gouvernement de Juillet 1830, qui peuplait l'Europe d'incendiaires, afin de se préserver lui-môme du feu allumé par ses mains, dit l'auteur précédemment cité, tenta même d'aller au delà' de la forme du mémorandum. Sans garanties pour lui-même et ouvrant l'ère des avortements constitutionnels et italiens, il choisit cette heure pour offrir au pape sa garantie, à la condition que les réformes énumôrées dans le mémorandum seraient promulguées comme lois. A ce prix-là seul, Louis-Philippe et la Révolution s'engageaient à protéger le saint-siège. »
A cette communication de son ministre, Grégoire XVI a souri : « Oh ! s'est- il écrié, la barque de Pierre a subi de plus rudes épreuves que celles-là. Nous braverons certainement la tempête. Que le roi Philippe d'Orléans tienne donc en réserve pour luimême la bonaccia qu'il voudrait nous vendre au prix de l'hoaneur : son trdne croulera, mais celui-là, non. » Et Bernetti a
(1) M. Paul Sauzot, K(m6 devant VEurope, p. It5, 157, 1&9.