LE TRAVAIL MAÇONNIQUE EN AUTRICHE
rapproche ces tentatives de celles faites en France par la ligv^ de l'enseignement et par nos divers ministres de rinstructionpubli-i que (v. liv. II, chap. XII, § VIII). Cette action simultanée et par* faitement identique n'éclaire-t-elle pas bien des choses ?
Là est aussi l'explication de la rapide corruption morale qui 86 révèle maintenant de tous côtéa dans le pai/s des milliards.
rv, — Le travail maçonnique en Autriche
Le même travail maçonnique s'opère avec un acharnement tout pareil dans Tempire d'Autriche.
La réunion des maîtres d'école autrichiens, dans une espèce de congrès à Vienne, les 5, 6, 7 septembre 1867, annonça au monde que les sociétés secrètes étaient maîtresses là comme ailleurs, et donna l'explication de h dissolution de ce pauvre empire qui s'en va à grands pas.
« Les personnes qui ont assisté, dans la salle de la Redoute du palais impérial, aux séances de ce parlement scolastique^ n'en ont pas rapporté une impression favorable, dit lo correspondant d'un journal bien informé en ces matières. La haute opinion que messieurs les maîtres d'école autrichiens ont d'eux-mêmes, et la naïveté grotesque avec laquelle ils la manifestaient, amusaient beaucoup la plupart des spectateurs; mais les hommes sensés s'affligeaient en songeant que la jeunesse est coaGce à ces pauvres gens. A une vanité ridicule ils joignent des idées perverses et des sentiments détestables. La haine contre le clergé et lo parti pris de repousser toute influence de l'Église sur les écoles, le rationalisme et même l'irréligion manifestée par cette assemblée de maî«> très chargés d'élever la jeunesse catholique, ont frappé les bons catholiques d'une douloureuse surprise et les ont remplis d'une profonde tristesse.
dans la Frdmaurer Zeitung de 1873, n* 43. On peut Jugor par les faits suivaDls du Senre d'éducation que la Maçoonerio eotend donner aux femmes. En 1874, & Borllo, dans une des premières écoles de jeunes filles, on a donné pour sujet do composition littéraire co thème : c Sentiments éprouvés à la première rencontre d'un lieuleiuint de hussards. » Dans une autre écolo, composée de jeunes flUee apparleoaat aux plus hautes classes do la société, on donne pour sujet do dissertation aux tièTQsde lapromiôro division, composéo d'cufunts do il à 16 and, des avantages ru- PMifi du wuaricLge et du célibat 1 1 1
Ilô LA Prusse et l'empire maçonnique
c Des applaudissements, des hurlements frénétiques accueillaient toute allusion à la séparation de l'école de l'Église, à Témancipation de l'école. Les ennemis de l'Église eux-mômes ne s'attendaient à rien de pareil ; leur joie n*en a été que plus vive, et maintenant ils chan« tent leur triomphe. On peut dire que le congres a été une révélation ; il a mis en lumière Tune des principales causes des maux de l'Autriche. Les populations deviennent ce que les font leurs éducateurs (1). »
Un observateur judicieux, M. Xavier Roux, nous trace un tableau de renseignement public en Autriche en 1878, qui montre bien les fruits de Timpulsion donnée à renseignement public par une série de ministres francs-maçons.
Après avoir constaté que sous le voile de la méthode Frœbel l*indifférentisme religieux atteint l'école primaire et qu'aucune pensée chrétienne ne se montre dans les livres officiels que Id gouvernement impose aux salles d'asile et aux écoles, il ajoute :
t C'est dans l'enseignement de l'université qu'apparaissent avec le plus d'évidence les intentions anti-chrétiennes des libéraux de l'Autriche. Là, des professeurs absolument libres de leur pensée enseignent à la jeunesse distinguée de l'empire les doctrines les plus dangereuses. L'enseignement de la médecine est généralement matérialiste ; les éco* les de droit professent, sous le nom de libéralisme, les idées révolution* naires et joséphistes.
c Les ministres de l'un et de l'autre empire marquent dans le
choix des professeurs leur préférence pour les esprits dévoués à la philosophie panthéiste ou matérialiste. Si des prôtres apostats sollicitent une chaire, elle leur est immédiatement accordée. On nous assurait en Hongrie qu'il n'est pas d'université qui ne compte parmi ses professeurs un ou deux apostats (2). »
Là est la vraie source de ce courant factice d'opinion qui se manifeste dans les provinces allemandes de l'Autriche, et réclame leur annexion à l'empire d'Allemagne. Du reste la Franc- maçonnerie ne prend plus même la peine de se dissimuler dans l'empire des Habsbourg, depuis le passage aux affaires de M. de Beust (3). Elle s'est solennellement installée en Hongrie en 1870. « Florissante dans ces pays dès la fin du XVHP siècle, elle a pu, dit le Monde
(t) Uninerê, 10 septembre 1867.
(2) VAutriehô-Hongrie (Paris, 1879), p 157-159.
(3) V. dans La Frane-maponnerie toumise à la puldicUi, par Amand Neal, U, p. 324» nombroused iDdicalioos sur la Fraac-moçoilnorieoa AulricUo, ol
lacitatioa d'an Journal maçonniquei qui établit rafflUation do M. de
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naçonniquej reprendre ses travaux avec le rétablissement de la vie constitutionnelle. Le 30 janvier une mère-loge pour les trois grades symboliques ou Maçonnerie johannite s'est ouverte à Pesth el a élevé le P.*. François Pulszky, directeur du musée national^ à la dignité de grand maître. Au-dessus d'elle est une mère-loge pour les grades écossais, qui avait en 1874 pour grand maître le F.'. Joanowics, secrétaire d'État au ministèi^e des cultes.
Co rapprochement en dit assez, et ce sont toujours Klapka et Tûrr qui dirigent en réalité les loges de co pays (1),