‹ Les soeurs hospitalièresChapitre 6 sur 28 · L ET T UE S · texte numérisé non relu

L ET T UE S

core sur ce sujet, mais ils comprendront mon intervention quand ils sauront que j’ai été longtemps chirurgien à l’hôpital de

Lourcine.

Pendant six ans, chaque jour, j’ai constaté que, dans cet établissement, le service ne pouvait être fait que par desreligieuses. J’ai, sur ce point, une compétence qui échappe à M. le directeur de l’Assistance publique. L’expérience, j’en suis sûr, le montrera à l’administration, pour peu qu’elle veuille bien voir la vérité. 11 faut supprimer l’hôpital de Lourcine et disséminer les vénériennes dans les grands hôpitaux, ou laisser les religieuses à cet hôpital.

P.-S. — Puisque l’occasion se présente, je voudrais aussi informer le public d’un

procédé d’intimidation qui a été essayé pour assurer le succès de la laïcisation des hôpitaux. M. le directeur de l’Assistance publique aurait dit, l’année dernière, aux deux médecins qui nous représentent au conseil de surveillance : « Nous ne décorerons aucun des médecins et chirurgiens qui ont signé la lettre pour le maintien des

sœurs. »

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