‹ Les soins de toilette: le savoir-vivreChapitre 12 sur 168 · XIII. Les voyages en Asie du bienheureux frère · texte numérisé non relu

XIII. Les voyages en Asie du bienheureux frère

Odoric de Pordenone^ religieux de Saînl-Françoîs^ publiés par Henri Cordier. Paris, 1891, in-8*».

Odoric voyagea en Orient de 1318 à 1330, et vint mourir à Udine en 1331.

XIV. Voyages d'Ibn Batoutah^ traduits en français par Defrémery et Sanguinette, Paris, 1853, 4 vol. in-8°.

Les voyages d'Ibn Batoutah "durèrent presque aussi longtemps que sa vie, car ils commencent en 1325 pour finir en 1354.

XV. Ce livre est appelle Mandeville, et fut fait et composé par messire Jehan de Mandeville, chevalier, natif d'Angleterre, de la ville de Saint- Alain *. Et parle de la terre de promission , c^ est assavoir de Ihérusalem et de plusieurs aultres isles de mer, et des diverses et estranges choses qui sont esdites isles. In-4®, gothique, s. 1. n. d.

Jean de Mandeville était Anglais, mais c'est en français que fut publié pour la première fois son très curieux ouvrage. Il en a été fait, depuis le quinzième siècle, de nombreuses éditions. Le célèbre voyageur visita rOrient de 1327 à 1361, et mourut en 1372.

XVI. Dans le même ordre d'idées, l'on consultera avec fruit la précieuse mappemonde

* Il faut lire Saint-Alban.

dite d'Hereford, curieux monument des connaissances géographiques à la fin du treizième siècle. L'on y trouve représentés, au milieu des continents et des mers, un grand nombre des animaux fabuleux qui n'ont existé que dans l'imagination des zoologistes du moyen âge, une mantichore, des dragons, des satyres, des cynocéphales, des sirènes, etc. Exécutée, croit-on, par un sieur Richard de Haldingham, elle est aujourd'hui conservée à la cathédrale d'Hereford, et M. Jomard en a publié une reproduction dans l'ouvrage suivant : Les monuments de la géographie^ ou recueil d'an'ciennes cartes européennes et orientales, Paris, 1854, in-folio. On peut consulter aussi sur cette mappemonde : Joachim Lelewel, Géographie du moyen âge, t. II, p. 7.

XVII. Je dois encore ajouter à cette liste un ou deux ouvrages sur la chasse. J'ai emprunté quelques passages au célèbre traité de Gaston Phébus, dont la bibliothèque Mazarine possède un magnifique manuscrit ^

Gaston, comte de Foix, surnommé Phébus à cause de sa beauté, entreprit en 1387 de faire connaître les règles d'un art qu'il avait

» Coté n^ariT.

beaucoup trop cultivé. Il écrivait dans l'introduction : « Et fu commencé ce présent livre le premier jour de may, Tan de grâce de l'incarnation Nostre Seigneur que on contoit mil iij*" iiij" et vij ^ » Cet ouvrage a été imprimé vers 1507, sous ce titre : Phébus, des déduiz de la chasse des bestes sauvaiges et des oyseaux de proye, mais mes citations sont toutes tirées du manuscrit de la Mazarine.

Voyons maintenant, d'après l'ensemble de ces sources, où en était l'étude de la zoologie aux treizième et quatorzième siècles, et ce que professaient durant cette période les maîtres qui avaient approfondi cette science.

* Folio 2, recto. Cette plirase n'existe pas dans les exemplaires imprimés que j'ai consultés.

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