‹ Les soins de toilette: le savoir-vivreChapitre 45 sur 168 · LIÈVRE · texte numérisé non relu

LIÈVRE

« Lièvre est une moult bonne bestelette, et moult a de plaisance en sa chasse plus que en beste du monde. » C'est Phébus, l'ardent chasseur, qui parle ainsi. Il nous apprend encore que le lièvre, quand il «fuyt, les deux oreilles droictes, n'a guières paour et se sent fort; encores quant tient une oreille droicte et l'autre basse, son eschine ne prise guières tous les chiens ne les lévriers. »

Faute de mieux, le Créateur l'a doué d'une propriété bien précieuse à une époque où les baromètres n'existaient pas, car « ung lièvre, de sa nature et de son sentement congnoist, la nuit devant, quel temps il fera landemain. »

' « Ce sont, dit-il, les tronçons de cette corne que nous vendons à Paris, comme ils se vendent ailleurs, pour véri> table corne de licorne. » Pomet, Histoire des drogues^ S* partie, chap. xxiii, p. 78. — Voy. Les repas, p. 22 et soiv.

LINGISIUS.

Le lincisius est, comme la. crocotte, le produit d'un chien et d'une louve. Il tient de ces deux animaux et est d'une extrême férocité.

Ces métis ne sont point féroces, dit Cuvier, qui est tenté de voir dans le lincisius l'origine de nos chiens de berg^er.

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