LES
Perdrix.
Torte *.
Salemandre.
Unicorne *.
Sereine K
Ybex».
Serre ».
Ydrus \
Singe.
Yenne •.
Torbot K
III. Gautier de Metz, El Uvre de clergie en romans, qui est apelé l'ymage du monde. Bibliothèque Mazarine, manuscrit n« 3,870.
On croit que Gautier de Metz suivit les cours de l'université de Paris, et lui-même nous apprend qu'il écrivit son Ymage du monde en 1245. C'est tout ce qu'on sait de lui®.
Mais son livre fut très répandu au moyen âge, et il en existe un grand nombre de manuscrits. Il fut même plus tard imité en prose.
IV. Barthélémy l'Anglais, dit aussi B. de GlanviLLE ou DE Glanvil, De proprietatibus rerum, Strasbourg, 1488, in-folio.
Barthélémy bien qu'Anglais étudia à Paris.
Son livre, dans lequel il cite jusqu'à cent cinq auteurs arabes, grecs et latins ^®, est une
^ La sirène. ® La licorne.
* La serre, monstre ailé. • L'ibis.
' Le turbot. "^ L'hydre.
* La tourterelle. ® L'hyène.
» Voy. V Histoire littéraire de la France, t. XXIII, p. 296. *** Il en donne la liste en tète du volume.
encyclopédie divisée en dix-neuf livres, dont le dix-huitième a pour titre De animalibus.
L'ouvrage fut populaire durant tout le moyen âge , et Charles V le fit traduire en français par un de ses chapelains nommé Jean Corbichon. Tous les biographes veulent que Barthélémy ait fleuri vers 1380 \ mais M. Amable Jourdain pense, avec raison, qu'il écrivait entre 1250 et 1260 ^
V. Vincent de Beauvais, Spéculum ncUurale, Douai, 1624, in-folio.
Vincent de Beauvais, savant dominicain, très estimé de saint Louis, écrivait vers 1250 son Spéculum naturale, Tune des divisions de la vaste encyclopédie qu'il composa sous le titre de Bibliotheca mundi, La partie zoologique occupe les livres XVI àXXII, de la page 1158 à la page 1650.
' a Bartholdmaeus Graunuyse clarebat anno 1360. » H. Villot, Athenœ sodalitii franciscani, édit. de 1598, p. 57.
« Bartholomaeus de Glanvilla, Anglicus dictus, claruit anno 1360. » G. Cave, Scriptorum ecclesiasiicorum historia litterariay édit. de 1743, t II, appendix, p. 66.
tt Bartholomaeus Glannovillanus claruit circa 1360. » Bibliotheca Britannica, édit. de 1748, p. 326.
« Barthélémy Glanvil vivait vers 1350. » Nouvelle biographie générale, édit. de 1857, t. XX, p. 785.
' Recherches sur l'âge et l'origine des traductions d'Àristote, p. 33 et 359.
Vincent s'y montre très sobre d'aperçus moraux et théologiques, mais il s'étend volontiers sur les propriétés thérapeutiques attribuées à un grand nombre d'animaux. Les articles se composent surtout d'extraits empruntés aux naturalistes anciens, et chaque extrait est précédé du nom de son auteur.
Les plus fréquemment cités sont Aristote, Pline, Solin et Isidore de Séville; parmi les médecins, Avicenne et Dioscoride.
VL Richard de Fournival, Le bestiaire d'amour. Publié par G. Hippeau, Paris, 1860, in-8^
Richard appartenait à une docte famille.
Son père Roger fut médecin de PhiHppe-Auguste, son frère Arnoul fut évéque d'Amiens; lui-même embrassa la carrière ecclésiastique et mourut chancelier de l'église d'Amiens.
Poète à l'imagination vive, il avait eu une jeunesse un peu accidentée pour un homme d'Église, et c'est durant cette période qu'il dut composer (vers 1250) son Bestiaire d'amour.
On est tout surpris de rencontrer dans ce livre, écrit par un clerc du temps de saint Louis, un avant-goût des banales fadeurs dont la France s'engoua cinq cents ans plus tard.
Voici, comme exemple, le chapitre consacré
à la panthère; je me borne, bien entendu, aie résumer.
II me semblait, dans mon orgueil, qu'aucune femme ne saurait m'inspirer un sentiment assez vif pour me faire désirer sa possession. Mais l'amour vous a mise sur mon chemin. Dès lors, toute volonté en moi s'est évanouie. Je vous recherche sans cesse, semblable aux bêtes, qui, lorsqu'elles ont une fois senti l'odeur de la panthère, la suivent jusqu'à la mort, entraînées par la suavité de son haleine.
VIF. Albert de Bollstadt, De natura ammallum. Dans les Opéra, édit. de 1651, 21 vol. in-folio. Le traité des animaux figure dans le tome VI, pages 576 à 684.
De tous les ouvrages qui m'ont servi, celuici est, à beaucoup près, le plus étendu et le plus consciencieux. L'auteur, qui mérita le titre de Grand, ne resta étranger à aucun des progrès accomplis de son temps. Bien que le traité des animaux ne puisse passer pour un de ses titres de gloire, il est incomparablement supérieur à toutes les ébauches zoologiques créées par le moyen âge. Les monstres, les êtres fabuleux abondent encore dans ce livre; mais parfois, après avoir exposé des opinions jusque-là acceptées, si elles sont d'une invraisemblance manifeste , Fauteur ajoute
qu'il ne saurait les admettre. Il lui arrive aussi de ne pas copier trop servilement ses prédécesseurs grecs et latins. Il accuse même de vagues tendances à l'observation personnelle, quelques passages en font foi, que je recueillerai dans mes notices ^
Je vais donner la nomenclature complète des articles dont se compose le traité d'Albert le Grand. Je ne m'astreindrai pas à rechercher la synonymie exacte de tous les noms qu'il emploie. Cette identification est en bien des cas d'autant plus difficile à obtenir qu'Albert, n'ayant pas à sa disposition le texte original d'Aristote, s'est servi de la version arabe due à Michel Scot^. Lui-même reconnaît qu'il a désigné les animaux par des noms tantôt latins, tantôt grecs et tantôt arabes^. Un assez long article, auquel j'emprunterai souvent quelques lignes, estsans doute consacré à chacun d'eux, mais les erreurs et les fables s'y mêlent si bien avec les faits réels qu'ils contribuent parfois à accroître les doutes au lieu de les dissiper,
Albert est le premier qui ait adopté dans
* Voy. les articles : amphisbène, basilic, coq, fourmi, gelinotte, grenouille, harpie, murène, ours, pou, salaman^ dre, torpille, etc.
* Voy. A. Jourdain, p. 327.
' Tractatus I, caput i, p. 2.
le classement des animaux un ordre logique, une classification ayant l'apparence scientifique. Comme on va le voir, il traite séparément des quadrupèdes, des oiseaux, des poissons, des serpents et des animaux qu'il appelle exsangues.
DE QUADRUPEDIBUS ».
ÀHANE. u Est animal admagaîtudinem cervi... n
ÀKABO. a Animal est multum valens medîcinae, in desertis Arabiae conversans. »
Alghes. C'est l'élan ^, mais il faudrait alces,
Aloi u Est animal mulo propemodum simile...
Vix capi potest, propter nimiam suae fugae velocitatem... n
Alphec. Mot arabe. Le nom latin serait leumza, u Est animal natum ex leone et leopardo... »
Ana. u ...Dicunt esse Orientis, fortissimis dentibus, acutis et longis, saevum nimis... »
Anabula. La girafe *.
Analopos. L'antilope *.
Aper. Le sanglier *.
AsiNus. L'âne *.
BoNACHus. Voy. Urnus.
Bos. Le bœuf *.
' Les noms suivis d'un astérisque sont ceux auxquels j'ai consacré plus loin une notice spéciale.
BuBALUS. Le bubale, mot qui dési(jne ici le buffle *.
Calopus. « Animal SyriaBJuxta Eupliratem habitans... Cornua gestat longea, serrae modum praeten- • dentia, quibus etiam arbores dejicere dicitur... »
Camelopardulus. « Bestia est iEtbiopiae, colore rubea, collo equi, capite cameli, pedibus cervi vel bovis... M Au moyen âge, le mot cbamel-léopard désig^nait ordinairement la girafe *.
Gamelus. Le cbameau *.
Canis. Le chien *.
Caper. Le bouc *.
Capra. La chèvre *.
Capreolus. Le chevreuil *.
Castor Le castor *.
Gatapleba. Sans doute le gnou. Mais il faudrait catoblebas *.
Cattus. Le chat *.
Catus. « Animal infestum bobus^ ita ut très aliquando simul percaudasad antrum trahat... »
Cervus. Le cerf*.
Chama. « Alio nomine rufinus. » Il est originaire d'Ethiopie, il a la taille du loup et la peau tachetée de blanc.
Ghimera. u Dicunt quidam esse bestiam monstruosam... et dicitur in vestitu gloriari quando pretiosis induitur...
CiROGRiLLUS. Le même que hericius.
GoNFtrsA. « Bestia monstruosa, cujus anteriora crura praetenduoi similitudinem brachiorum et manuum hominis... »
Gricetus. Le hamster, sorte de rat. « Est animal
quod nos hamester çermanice vocamus, et est animal mordaxet iracundum... »
CuNicuLus. Le lapin *.
Gyrogrothes. La description qu'en fait Albert peut s'appliquer à l'animal que l'antiquité nommait crocutte ou crocotte *, produit de la louve et du chien. Voy, Lincisius.
Damina. u Sive dammula... Hoec bestia, cum parit, subito dévorât secundinam antequam ad terram cadat... »
Damma. Le daim *.
Dammula. Voy. Damina.
Daxus. « Est aniinal latum in dorso, brevibus cruribus, multum mordax... Et quando est domesticum, multum est lusivum.... »
DuRAu. « Dicunt esse bestiam crudelem, velocem et fortem, in venatorem stercus intorquentem... »
Eale. Sans doute le rhinocéros * à deux cornes.
Elephas. L'éléphant *.
Emptra. « Hoc animal quod murem montanum quidam vocant... »
Enchiros. « Est animal Orientis ad magnitudinem tauri, sed sunt in eo longi crines descendentes ad duas spatularum partes... »
Equicervus. « Barbam habet sub mento, etsoleas sicut equus, et corpus ad cervi quantitatem. Nos lingua germanica elent vocamus. Voy. ci-dessous \^ notice consacrée à l'élan. »
Equus. Le cheval *.
Eriminium. L'hermine *.
Falena. « Animal Lybiae in desertis agens, superbum... »
Fela. u Felam bestiam Plinius dicit in antris habitantem, quant itate parvam... »
FiNGiE. « Ànimalia sunt iEthiopiae, fusci coloris, mamilias g;eminas in pectore habentes sicut homo... »
FuRio. « Est animal furiom arabice vocatum et intemperatissimœ comestionis... »
FuRO. u Furonem vel fumnculum Gallici furetrum vocant... n C'est le furet *.
FuRUNCULus. Le même qne.furo.
Gali. u Gali est animal quod muribus vescitur. . . Habitat in cavernis. . . »
Genocha. « Bestia est paulo minor vulpecula.
Mansueta est si non lacessatur injuriis. Super rivos aquarum cibum quaerens. »
Glis. Le loir *.
GuEssELis. u Guesseles vel roserulœ vulgariter vocant ur mures quidam, quorum stercus habet musci odorem... » Peut-être l'ondatra ou rat musqué. Je rappelle que l'bermine * s'est appelée roselet, rosereul, etc.
Herigius. Le hérisson *.
Herinacius. La même que hericius.
Ibex. Le bouquetin *.
Ibrida. « Est animaLquadrupes bîgenerum, sive ex duobus natum, apro yidelicet sylvestri et porca domestica... »
loNA. L'hyène*.
Istrix. « Vulgariter porcus spinosus... » C'est le porc- épie *. Mais il faudrait hystrix,
Lacta. (c Animal est in sepulchris habitans, et delectatur in cadaveris mortuorum. »
Lamia. « In desertis et ruinosis habitare dicitur, et fœmînain dilig^it et aliquantuliun figurât fœminam... n C'est l'animal fabuleux appelé ]ainie.
Lauzani. u Lauzani animal est saevissimum, ita quod ipsos deterret leones... »
Léo. Le lion *.
Leoncophona. L'animal fabuleux plus souvent nommé leontophonos *.
Leopardus. Le léopard *.
Lepus. Le lièvre *.
Leumza. Le même qu^ alphec.
Leutrochocha. Peut-être la léoncrocute * qui , d'après Cuvier, serait notre gnou. Voy. Catablepa.
LiNCisius *. C'est le produit d'un chien et d'une louve. Voy. Cyrocrothes.
LiNx. Le lynx *.
Lupus. Le loup *.
LuTER. La loutre *.
Mammonetus. Lemammonet*.
Manticora. Le monstre nommé mantichore *, marticore, etc.
Marintomorion. « Bestia est Orientis raro visa... Très ordines dentium habet in ore, pedes habet ut leonis, faciès ejus, et oculi et aures ut hominis, cauda ut scorpionis agrestis... »
Martarus. La martre *.
MiGALE. « Dissimulans, blanditur bestiis, et si potest, veneno interficit, maxime equos et mulos et praecipue equas praegnantes... » — Mygale est le nom grec de la musaraigne, mais ce n'est pas d'elle qu'il peut être question ici.
MoLosus. (c Bestia valde magna... quae, iicet om-
nîbus horrenda sit et infesta, tamen puerorum timet verbera et fuçit eosdem. »
MoNOCERON. Sans doute le rhinocéros *.
MuLus. Le mulet.
MuRiLEGUs. Le même que cattus.
Mus. Le rat.
Musio. Le même que muritegus.
MusQCELiBET. Le musc *.
MusTELA. La belette *.
Neomon. Le même que suilUs,
Onager. L'onagre *.
Onocentaurus. L'onocentaure *.
Oraflus. «... Gum viderit se contemplantes admirari, hue et illuc se vertit, praebens se bene videndum... »
Orix, L'oryx.
Ovis. La brebis *.
Panthera. La panthère *.
Papio. Le papion *.
Pardus. Le pard *, qui serait le mâle de la panthère.
Pathio. « Animal est quod naturae decorem mirabilem habet... Quidam antiquorum hoc animal putabant aliquid habere divinitatis. »
Pegasus. Pégase *.
PiLosus. Le pileux, sorte de satyre.
PoRCUs spiNOSus. La même qu'wfrûr.
PcTORius. Le putois *.
Pyradum. Il Est animal quantitatem habens bovis, ramosis cornibus sicut cervus... »
Rangifer. Le renne *.
RosERULiB. Les mêmes que guesseles.
RuFiNus. Le même que chama.
SiMiA. Le singe*.
SuiLLis. Le cochon *.
Talpa. La taupe *.
Taurus. Le taureau *.
TiGRis. Le tigre *.
Tragelafus. Le tragélaphe *.
Tramen. « Animal est cuniculi habens quantitatem, pugnax mirabiliter et animosum... n
TROGLODiTiE. u Animalia quaedam longissima habentia cornua a capite ante maxillas usque ad terram descendentia... »
Unicornis. La licorne *.
Urnus. La description peut se rapporter à Taurochs *, qui est souvent appelé urus; mais Albert cite plus haut le boîiachus, qui est aussi regardé comme représentant l'aurochs.
Ursus. L'ours *.
Varius. Le vair ou petit-gris *, écureuil du Nord dont la fourrure était très recherchée au moyen âge.
Vesontes. Le bison?
VuLPEs. Le renard *.
ZiLio. Animal qui tient de l'hyène et du singe.
ZuBRO. u Est animal in sylvis aquilanoribus degens, et tanta; fortitudinis quod hominem et equum cornibus ventilât, et cum ventilât in altum projicit, et iterum excipit donec^ conquassatum înterficit... »