DE NATURA AVIUM
AcciPiTER. On désig^nait parfois sous ce nom tous les oiseaux de proie, mais plus particulièrement l'épervier.
AcHANTis. Pour Belon, les mots acarithis^ acanthills, spinns, Ugurinus désig^nent le serin. Avec plus de raison, on lésa appliqués aussi au chardonneret.
iEaisiLON. La description prouve qu'il s'agit ici de l'émerillon. C'est Vœsalon de Pline.
Agothilem. Il faudrait œgothelas, c'est l'eng^oulevent. Voy. plus bas Caprivulgus,
Alauda. L'alouette *. « Avis a laude vocata, eo quod musicaserenoet calido congaudettempore... »»
Alcio. Le pingouin (alcà) ou le martin- pêcheur (alcedo),
Anas. Le canard *.
Anser. L'oie *.
Aquila. L'aigle *.
Ardea. Le héron *.
Ardeola. Le même que avdea.
Arpia. La harpie *".
AssALON. « Parva avis, quantitatis passeris, quae infesta est corvis et frangit ova corvorum, est etiam infesta vulpibus; quod videns, corvus auxiliatur vulpi contra communem hostem... »
Athilon. « Avis est amica asini et inimica vulpis... »
AuGA. Le même que anser.
AvEs PARADisi. Oiseaux de la taille d'une oie, qui vivent sur les bords du Nil. Ils doivent leur nom à ce que « nullus eis décor viJetur déesse. » Ils ne peuvent supporter la captivité.
Barbâtes. Pierre de Bressuire écrit barUatha, La description qu'en donnent lui et Albert prouve bien qu'il s'ag^it ici de l'animal devenu célèbre sous le nom de bernaclie, de macreuse, etc *.
BisTARDA. Pierre de Bressuire, écrit tarda. C'est l'outarde.
BoNASA. La gelinotte *. Mais il faudrait bonasia.
BoNUGA. Synonyme de barbâtes.
BuBo. Le grand-duc.
BuTEus. La buse.
BuTORius. Le butor *.
Caladrion. Le même que caladrius.
Galadrius. Il faut sans doute lire charadrius, mot qui désigne ordinairement le pluvier, mais cet oiseau est nommé plus loin ptuvialis.
Galandra. L'alouette *, nommée aussi alauda.
Gaprivulgus. Le même que agothylem. Mais il faudrait caprimulgus. Il passait pour téter les chèvres.
Garduelis. Le chardonneret (voy. plus haut Achantîs) ou la linotte.
Garista. « Garistae sunt avesquae innocue flammis involant, ita quod nec pennis nec corpore aduruntur. . . n Albert déclare que cet oiseau lui parait fabuleux.
Garthates. « Garthates est avis nigra, de génère
1 Voy. les Curiosités gastronomiques ^ p. 145 et suiv.
merg;orum... y* des harles, par conséquent ; mais il faudrait cataractes,
Choretes. Peut-être le chloreus de Pline. Mais que représente-t-il ? Suivant Belon, ce serait le loriot, qui était nommé tantôt chlorion^ tantôt gaigulus. Pourtant, Albert cite plus loin le loriot sous le nom à^oriotus.
CicoNiA. La cigogne *.
CiGNus. Le cygne *.
CiNAMULGOS *. Oiseau fabuleux. Pline écrit cinnamolgos,
GoLUMBA. La colombe *. « Sic dicitur quia lumbos colit multa generatione... »
CoREDULus. « Avis sic vocata eo quod venatione vivat, et corda eorum quae venatur edat... » Je crois qu'il faut lire corydalos^ mot qui a désigné le cochevis dit aussi alouette huppée.
CoRNicA. « Avis estmaxima in partibus Orientis, quae pulmonen fere ad quantitatem pulmonis vaccae habet mollem etmulto infusum sanguine... »
CoRNicuLA. La même que cornîx,
CoRNix. La corneille *.
CoRVDs. Le corbeau *.
CoTURNix. La caille *.
Crochilos. Albert écrit «crochilos seu regulus,» et regulus a toujours désigné le roitelet *. Brunetto Latini le nomme strophilos.
DioMEDiT^ AVES. Lcs oiseaux de Diomède *. Le diomedea est l'albatros.
Driacha. a Avis est pedibus carens... Non apparet nisi post pluviam in principio aestatis... n
ËGiRTHus. C'est Vœgithus de Pline, ennemi de
l'âne, aversion attribuée souvent à la linotte.
Facator. « Avis dicitur esse Orientis, quae cupida prolis bis coit in anno... n
Falco. Le faucon *.
Fasianus. Le faisan.
Fetix. « Fetix avis est in aestate pullificans et multos in aestate valde fovens filios... »
FicEDULA. Le becfig^ue. .
FuLicA. La poule d'eau.
Gallina. La poule *.
Gallus. Le coq *.
Gallus gallinaceus. Le chapon.
Gallus sylvestkis. Le même que fasia?ius,
Garrulus. Le geai.
Gastdrdi. Le même que gosturdl.
Glutis. Sans doute le (jlottis de Pline, que les traducteurs nomment glottide. Pour Belon, ce serait le flamant, mais la description qu'en fait Albert ne permet guère cette interprétation.
GosTURDi. «... Ova dicuntur in terra facere et raro fovere, propter quod vulgus mentitur haec a bufonibus foveri. »
Gracenderox. « Avis dicitur esse nigra, inter omnia volatilia minus utens coitu... n
Graculus. Le choucas. Le geai (voy. garrulus) di aussi porté ce nom.
Grus. La grue *.
Gryphes. Le griffon *.
GuGULUs. Peut-être le galgulus de Pline. Voy. ci-dessus choretes.
HiRUNDO. L'hirondelle *.
HispiDA. « ... De hac dicunt quod pellis ejus, de-
tracta et parieti infixa, mutât pennas annîs singulis. n Le martin-pêcheur s'est nommé alcedo, ipsida, ispida^ etc.
Ibis. L'ibis *.
Ibor. Animal fabuleux.
Karkolix. Peut-être le coucou, ordinairement nommé cuculus.
KiRii. « Avis praeda vivens, bonae puUificationis et diligenter puUos nutriens... »
KiTEs. « Aves sunt quae vociférant vicibus diversis... })
KoMOR. « Avis est quae in anno quinquies vel sexies pullificat et nutrit. »
Incendula. Sans doute l'oiseau que Pline nomme incendiaria^ et dont il avoue que « quis sit avis ea nec reperitur nec traditur. »
Larus. Le goéland ou la mouette *.
LiGEPUs. « Avis est, secundum suum nomen, leporinos habens pedes... »
LiNACHOs. Oiseau fabuleux.
LuciDiA. « Lucidiœ aves sunt pennas habentes noctilucas, et ideo projectis pennis vias demonstrant... » Cette description semble pouvoir s'appliquer au lampyre * ou ver luisant, mais cet animal est un insecte, non un oiseau.
LuciNiA. Le mot luscinia désigne ordinairement le rossignol, qui est nommé plus loin philomena.
Magnales. u Aves Orientis valde magnae, pedibus nigris et rostro, hominibus non nocentes... »
Meanca. «... Semper damans, meanca, cadaveribas cupidissima, praecipue hominum, gaudet in tempestate... »
Melantorisus. Peut-être le melancoryphus de Pline, que Cuvier croit être le gobe-mouches à collier blanc. Mais la description de Pline ne s'accorde guère avec celle d'Albert.
Menonides. Il faut lire memnonides : les ciseaux de Memnon *.
Mergus. Le harle.
Meristiones, « Aliquid habent de falconum natura... »
Merox. Le pic vert *.
Merula. Le merle *.
MiLvus. Le milan *.
MoNEDULA. Un oiseau noir qui dérobe et cache les monnaies d'or et d'argent. Ce pourrait être le choucas, variété du corbeau, mais il est nommé plus haut graculus.
MoRFEx. Peut-être l'autour ou le sacre, que l'on trouve parfois nommés morphnus et morphnos,
MusciCAPA. Le gobe-mouches.
Nepa. u ... Hanc ficedulam (voy.) quidam vocaverunt. »
Nisus. C'est le falco nisus, variété de l'épervier.
NocTicoRAx. « Est corvus noctis nigrae varietatis... et est minor quam noctua. » Peut-être notre moyen-duc.
NocTUA. La chevêche.
Onogratulus. « Avis rapax, longo rostro, quasi cornu sonans horribilem vocem emiltit... » Peutêtre le butor *. — Je l'ai trouvé nommé onocrocote.
Oriolus. Le loriot.
OsiNA. u Avis alba, cîgno major vel œqualis, quam nostri quidam volinarum vocant... »
Othus. Le hibou.
Passer solitarius. u Dicitur solitarius quia cum nulle sui generis unquam congreg^atur, nisi tempore geuerationis... n
Pavo. Le paon *.
Pelicanus. Le pélican *.
Perdix. La perdrix *.
Philomena. Le rossignol. Mais il faut lire p/iito' mêla.
Phqenix. Le phénix *.
PicA. La pie.
Picus. Le pic *.
Picus viRiDis. Le môme que merox,
Platea. Le souchet ou la spatule. On a aussi donné ce nom au pélican.
Pluvialis. Le pluvier *.
PoRpHiRioN. La poule sultane ou talève.
PsiTTAcus. Le perroquet *.
Quiscula. Le même que coturnix,
Regulus. Le roitelet *.
Strix. L'effraie *.
Struthio. L'autruche *.
Sturnus. L'étourneau.
Tantalus. Le même que ardea.
Tregopales. C'est sans doute l'oiseau que Pline nomme tragopanus^ et qui pourrait bien être notre £Eiisan cornu. Belon le classe parmi les « oyseaux incognuz. »
Turdella. Variété du merle.
TuRDUs. La grive *.
TuRTUR. La tourterelle *.
Ulula. La chouette * ou la hulotte.
Upupa. La huppe *.
Vanellus. Le vanneau.
Vespertilio. La chauve-souris *, mais c'est un mammifère.
VuLTUR. Le vautour *.
Zeleucides. Les séleucides, oiseaux fabuleux, envoyés sur la terre pour détruire les sauterelles qui ravag^eaient le mont Cassin.
DE NATURA NATALIUM.
Ararmon. Sans doute la brème, appelée abramis.
Arides. C'est un animal aquatique qui se change parfois en animal terrestre; « et tune cum figura mutatur et nomen ejus, et vocatur astoim, n
AcciPENDER. Il fendrait acîpenser. C'est l'esturgeon *.
Afforus. « Piscis est qui, propter exiguitatem, hamo capi non potest. »
Alrirom. Pierre de Bressuire le nomme albirem. Je crois que ce nom est arabe, et qu'il désigne soit la raie sephen, soit un squale de la mer Rouge. Sa peau est si épaisse, dit Albert, que les soldats s'en font des coiffures capables de résister aux armes les plus tranchantes.
Alforas. « Piscis est qui ex putretudine luti generatur, et in luto.sive aqua procreatur... » Les marins disent que, fût-il pourri tout entier jus-
qu'aux yeux, un peu d^eau suffit pour le ranimer et lui assurer une existence beaucoup plus longueque la première.
Allech. « Est piscis, quem ego vidi, qui habet corpus et corium fere sicut piscis qui raye gallice vocatur... n — Je rappelle que le mot haiecula désignait l'anchois.
Amger. «... Brevioranguilla, rostrum avisliabens pro ore subtile et longum et rubeum. »
Anguilla. L'anguille *.
Aranea. L'araignée de mer *• Soit la vive, soit un crabe à longues jambes. — La sèche a aussi porté ce nom.
Aries marinus. Pour Guvier, le bélier marin pourrait être un grand dauphin que l'on nomme bootskopf ou épaulard. Pour Belon et pour Rondelet, c'est l'aigrefin.
Aristosius. Le môme que verich.
Abmus. « Piscis est saxatilis qui lapidem gestat interius... »>
AsTAROM. « Ebulliat, sicut vermis, ex stercoribus animalium^.. » Je l'ai trouvé nommé en français, au quinzième siècle, asturan.
AsToiM. Le même que abides.
AuREUM vELLus. Sorte d'épongé.
AusTRATus. « Piscis est qui aquarum undam ore suscipit et oritur quando pléiades occidunt eo quod tune tempus est pluviarum. »
Babylonici pisces. Poissons qui vivent dans les environs de Babylone, au confluent des eaux douces et des eaux salées.
Balena. La baleine *.
Barchora. u ... Hoc animal piscatores militem vocant, eo quod Iiabet scotum et galeam. »
BELUiE. Monstres marins.
BociiA. Il a le ventre blanc et le dos noir tacheté de points rouges.
B0RBOCH.E. « Pisces fluviales et lacunales^ ang^uîllis feresimiles... »
Bos MARiNus. Le même que foca. — On trouve parfois cité un bos maris qui pourrait bien être le lamentin et que Belon nomme u vacca marina. » On l'a appelé aussi .femme de mer. — Voy» plus loin la notice sur les sirènes.
C^RULEi. Poissons de couleur bleue qui ne se rencontrent que dans le Gange.
Cahab. u Pedes ejus creati sunt de cartilagine et formati ad modum pedis vituli... n
Cancer. L'écrevisse.
Canes marini. Sans doute les aiguillats, sorte de squale. Pour Belon, le vrai chien de mer est la petite roussette (squalus ceUulus). — Le ^lâucus, de l'ordre des gastéropodes, a été appelé chien de mer bleu.
Capitatus. La description semble indiquer qu'il s'agit du chabot. Il doit son nom latin à la grosseur de sa tête. — Le mulet s'est appelé aussi capîto^ mais Albert le nomme plus régulièrement mugilus.
Carperen. La carpe.
Catula maris. Le même que scuatina,
Celethus. « ... Est animal propter pondus capitis graviter dormiens, ita ut manu capi possit dum dormit, n
Cetus. Le cachalot.
Chilon. «... Non comedit, et îdeo niliil in ventre ejus invenitur. »
CoçLEJE. Peut-être les pétoncles.
CoNGHA. Sans doute une variété de murex.
CoNGER. Le congre.
CoRvus MARIS. On donne parfois ce nom au cormoran, mais il s'agit ici d'un poisson qui, dit Albert, produit un bruit pareil à la voix du corbeau. Serait-ce une sciène?
Gricus. Il Animal esse dicunt quod pedem sinistrum habct magnum et longum, dextrum autem habet valde parvum... »
Crocodilus. Le crocodile *.
Delphinus. Le dauphin *.
Dentrix. u Dentrix vel peagrus piscis est qui ex re nomen habet. Multos enim dentés habet et magnos, quibus grassatur in ostrea. n C'est sans doute le pagre.
DiEs. « Piscis qui eodem die oritur, et completur,et moritur... » Nous ne connaissons plus d'éphémère que parmi les insectes.
Draco maris. Soit le serpent de mer (murœna serpens), soh la vive qui, outre son nom d'aranea, portait celui de trachinus draco.
£lephas marinus. Soit le phoque à trompe, soit le morse. Belon |donne ce nom à un homard de grande taille.
Equus fluminis. L'hippopotame*.
Equus maris. L'hippocampe.
Equus Nili. Le même qu^equus fluminis,
Eracloides. a ...Multumsequituraquamdulcem, et aliquando in cavernis latitat... »
EscHiNus. « Est de génère cancrorum semipedalîs long^itudinîs... »
ExocHiNus. L'exocet. Pierre de Bressuire le nomme régulièrement exocetus.
ExposiTA. u Bestia est quae multos et longissîmos habet dentés... et est de génère cetorum. »
Ezox. u Piscis est quem quidam lahsen vocant. Quidam autem magnum piscem Danubii, quem Ungariet Alemani liusonem vocant aut asocem.., » L'ezox serait donc soit une variété du saumon qui est parfois nommé lahsen, soit le grand esturgeon dit haiisen. Ce dernier, qui habite la mer Caspienne, remonte régulièrement le Danube.
Fastaleo. Tous les poissons, écrit Vincent de Beauvais, se mangent entre eux, excepté \e fastaleo, « eo quod, dit Albert, carnes non comedit. »
FocA. Le phoque * ou hos marlnus. Pierre de Bressuire le nomme /?/ioca (forme régulière), fuca, phycuSy etc.
Galalca. Pierre de Bressuire le nomme galaga, galalca, (jalga et galgatha.
Garcan. « Animal fluviale cujus fœmina vagabunde discurrens nec solicitatur, sed negligit partum... »
Gladics. L'espadon. La description est fort exacte.
Glatus. Le même que glaucius.
Glaucius. Soit le maigre, soit l'ombre.
GoBio. La gobie ou goujon de mer.
GoNGER. «Est piscis magnus atquo robustus... »
Gramon. Poisson fabuleux qui a un œil au milieu du front.
H AH ANC. Le plus g^oulu de tous les habitants de la mer. Je l'ai trouvé nommé ahuna, Helcus. Le même que vilulus marîniis.
Hericius. Peut-être l'oursin ou hérisson de mer. HiPODROMus. « Habet rostrum resupinatum, ungues bifidos ut bos, caudam tortuosam, dentés aprorum dentibus similes... »
HiRUNDO maris'. Un poisson volant. — Une grande hirondelle {sterna hirundo) porte aussi ce nom.
Huso. Le même que ezox.
Kalaom. (c Piscis est maris, cui contra morem aliorum piscium, qui omnes pluviis impinguantur, aqua pluviae est exitialis... » Vincent de Beauvais écrit calaos.
Kararus. Le même que locusta maris.
KoRi. Le même que vitulus marlnus. Pierre de Bressuire écrit kola.
K\LioN. C'est un poisson qui a le foie à gauche et la rate à droite. Pierre de Bressuire écrit ciloc. K\LOM. Sans doute la tortue de mer, qui se nommait en latin clielona et en grec ysXwvr).
Léo marinus. Sans doute le phoque à capuchon. Pour Belon, c'est une variété du homard.
Lepus marinus. Le mollusque appelé par Linné aplysia. Un autre lepus marinus^ qui serait velu et venimeux, doit représenter un tétrodon quelconque.
LocDSTA MARIS. La laugouste *.
Lolugenes. Le calmar *. Mais à condition de lire loUgo,
Lucius. Le brochet.
LuDOLATRA. « Animal marînuin quatuor habens alas, duas in facie et duas ia dorso... »
LuLiGO. Peut-être le calmar (loUgo)^ mais la description me donne des doutes. D'ailleurs, il est nommé plus haut lolligenes.
Lupus marinus. Dit aussi chat de mer, animal de la famille des anarrhiques.
Margarita. Le testacé qui fournit les perles. C'est le mytUus margaritiferus de Linné.
Megaris. Peut-être le harengs, nommé en latin megalops. « Salsus long;ius defertur; » on salait donc déjà le hareng; au treizième siècle.
Merides. La description me parait se rapporter aux néréides. Toutefois, il y a bien dans le texte merides et de mereidîbus,
MiLAGO. Le pirabède, delà famille destrig^les ou grondins. Mais à condition de lire miloago.
Miles. Le même que gladius.
MoNAGHus MARIS *. Cuvicr croit qu'il faut y reconnaître le phoque à ventre blanc.
MoNocEROs. C'est le narval. Mais Albert aie tort de le présenter comme un poisson à mouvements lents : « piger est, » dit-il.
MuGiLus. Le mulet *.
MuLLEGTus. Le même que multus.
MuLLus. Le rouget, ou le surmulet qui en est une variété.
MuLus. Peut-être la moule. «... Cibatur alga et ostreis et limo, et non est nobilis. »
MuLTiPES. Le même que poHpes.
MuRENA *. L'anguille de mer.
Murex. C'est une coquille qui a presque le même
pouvoir que l'écheneis pour arrêter les vaisseaux. Voy. Concha.
Mus MARiNus. Ce n'est pas du rat d'eau, amphibie d'eau douce, qu'il est ici question, mais d'une tortue qui pond hors de la mer dans un trou qu'elle a creusé. Elle s'éloigne, revient le treizième jour, et mène à l'eau ses petits. Ils naissent aveugles.
MusTELA MARIS. Une lotte, sans doute.
Nasus. u ... Spissum habet valde nasum. » C'est peut-être le nason, dit aussi licorne de mer.
Nautilius. Le nautile *. Il faut lire nautilus.
Orcha. Le marsouin épaulard, qui est dit en latin orca et en vieux français ouclre,
OsTREiE. Les huîtres *•
Pastinata. Il faut sans doute lire pastinaca» C'est la pastenague.
Pavo maris. « Est piscis collo et dorso optimis coloribus pictus sicut pavo. » Peut-être la vieille (yetula), dite aussi perroquet de mer, qui a le dos tantôt bleu, tantôt vert, tantôt rouge avec des reflets variés. Un échassier semblable à la bécassine, le combattant, s'est vu aussi nommer paon de mer.
Peagrus. Le même que dentrix,
Pegten. «Est piscis rotundus...unguesejus sicut ossa lucent de nocte. . . »
Perna. Les perna figurent parmi les testacés acéphales.
PiSTRis. luQ mot pristris désigne ordinairement la scie, qui est nommée plus loin serra. Le pistris cité ici est un poisson qui « aliquando se offert supra mare in modum altissimae columnae. »
. Platanista. C'est, suivant Cuvier, le dauphin du Gange.
PoLiPEs. Le poulpe.
PoRCus MARiNus. Lc Hiarsouin commun, dit plus souvent sus maris. Une espèce de squale, le humantin a aussi porté ce nom.
PuNGiTius. L'épinoche. « Pisciculus est ommium piscium minimus... » Pour Pline, le plus petit des poissons se nomme clupea et n'est qu'un parasite.
PuRPUR.E. Les pourpres, gastéropodes qui fournissaient des pourpres de plusieurs tons.
Pyna. Sans doute la grande coquille bivalve appelée pinna ou pinne marine.
Rana marina. La baudroie (lophius), dite grenouille marine ou diable de mer.
Ra\gha. La raie.
RoMBcs. Le turbot. Il faudrait rhombus.
Salmo. Le saumon.
Salpa. La saupe*. «Piscis estmarinus, obscœnus et vilis. M
ScAURUS. Poisson ruminant que l'on trouve nommé aussi escarus. C'est le scare *.
SciNTi. Il faudrait scincî, car c'est bien des scinques qu'il est ici question.
ScoLO PENDRA. Albert n'a pas mentionné la scolopendre * terrestre ou mille pieds, qui a jusqu'à 74 paires de pattes.
ScoRPio MARIS. La scorpène ou rascasse. — Le cbabot a porté le même nom, et aussi ceux de crapaud et de diable de mer.
ScuATiNA. u ... Cutem habet îta asperam ut ea, cum sicca fuerit, ligna et ebora poliantur... » Il
faudrait squatlna. C'est l'ange de mer ou squatine, sorte de squale.
ScYLLA. Monstre marin assez semblable aux sirènes.
Sepia. La sècbe *.
Serra. La scie.
Sirènes. Les sirènes *.
Solaris. Le silure ou wels.
Sorta et SERTA. Monstre dont la description ne rappelle pas du tout la serte.
Sparus. Le spare, nom porté aujourd'hui par un genre entier d'acantboptérygiens.
Spongia. L'éponge *.
Stella. Une astérie ou étoile de mer.
Stora. Le même que sturio,
Stdrio. La description pourrait s'appliquer au requin. Mais le mot siurio a désigné aussi l'esturgeon qu'Albert nomme accipender.
Sturitus. « Animal est marinum, médium inter plantam et animal... »
SuMUS. « Est piscis miro modo solicitus circa sobolem. Fœmina enim, in triduo ovalionem complente, mas ova quinquagenta custodit diebus, et omne animal quod appropinquaverit quaerit superare. »
Testeum. a Animal est marinum quod pellis duritie testeum appellatur... »
Testudo. C'est le nom latin de la tortue *.
Torpédo. La torpille *. Son étrange propriété était déjà bien connue d'Arîstote.
ToRTucA. « Tortuca maris est id quod vulgus tnilitem vocat in Gcrmania... »
Trebics. C'est un poisson qui est noir pendant l'été et blanc pendant l'hiver.
Trutha. La truite.
TuNALLus. Le thon *. Pierre de Bressuire écrit plus régulièrement thynnus.
Tygrius marin us. Sans doute le phoque à peau brune tachetée de clair.
Ursus marin us. Variété du phoque. C'est le phoca ursina de Buffon.
Vacga MARINA. « ... Ipsum animal aliquando centum triginta annis probatum est vixisse per caudae ipsius amputationem... » D'après Daubenton, la vache marine serait le morse. Voy. ci-dessus Bos marinus,
Yergiliades. Poisson abondant surtout dans les lacs de l'Italie. Il ne se montre que quand brille une étoile nommée vergilie,
Verich. « Verich piscis vulgariter vocatur quod latine arîstosius dicitur, propter innumeras aristas quas caro ejus in se habet... » L'alose, dite aussi pucelle^ passait au seizième siècle pour le poisson qui avait le plus d'arêtes.
ViPERA MARINA. C'est l'ophidium lumbriciforme de Linné.
ViTULUS MARiNUS. Une variété de phoque.
VuLPES MARINA. Le requiu a porté ce nom.
Zedrosus. a Belua est maris, de génère cetorum. î) Pierre de Bressuire écrit gedrosus,
ZiTYRON. « ... In anteriori parte, quasi armati militis praefert figuram... Antiqui militem vocave^ runt. »
Zydeath. Animal marin, qui a la tête d'un che-
val, le corps d'un dragon, etc. P. deBressuire écrit zidrach.
Zysius. Il ... Caput habet monstruosum, oculos horribîles... in toto corpore nulli alii simile animal i. n L'espadon a porté ce nom.
DE SERPENTUM NATURA.
Affordius. Le même que sabrin
Aheoisimon. «... Est de génère draconum et habet dentés véhémentes... »
Alhartraf. 11 est de la famille des dragons et a jusqu'à cinq coudées de longueur. Sa blessure est parfois guérissable.
Altinaniti. « Sunt serpentes valde astuli, calidi et malitiosi. . . » L'altinanitus est dit aussi afferacus, afferatusy alteratus, etc.
Amphisilea. C'est l'acnphisbène *. Mais Albert déclare qu'il n'existe aucun animal à deux têtes.
Andrius. Il est plus petit que l'aspic, mais doit être regardé comme tout aussi dangereux.
Araclis. C'est un serpent très malin. On survit deux jours seulement à sa piqûre.
Armene. Il est de la même famille que le regulus^ roi des serpents, qu'Albert ne cite pas. Tout animal qu'il approche tombe mort, sans même avoir été piqué par lui.
Arundugus. Serpent long d'une coudée. Sa piqûre est mortelle du troisième au septième jour.
AsiLUs. Reptile dont la morsure est très dangereuse. «... Non vivit morsus ultra tertiam horam a morsu. »
Aspis. L'aspic *.
Basiliscus. Le basilic*.
Berus. «... Quod autem dicunt quidam hune serpe ntem evocare murenam, et coire cum ea, deposito veneno, fabula est. »
Boa. Le boa *.
Gafazëtus. Serpent de petite taille et de couleur rouge, qui se cache dans les arbres. On trouve aussi cafezatus.
Garven. « ... Est serpens de génère draconum, et morsus ejus est sicut morsus viperœ. »
Gauharl's. Serpent de même nature que Varnnducus.
Gelidrus. a ... Hic serpens ante in magna quantitate erectus ambulat, quia si se multum torserit dum currit, crepat. w
Centrus. Serpent cité par Lucain.
Gentupeda. « Serpens est de génère draconum, multos valde habens pedes. »
Gerastes. Le céraste* ou vipère cornue (Mîlne- Edwards).
Geristalis. Sorte de vipère dont la piqûre est mortelle.
Gerula. « Gerula est serpens quant itate admodum parvus, et diciturestcaecus... » G'est certainement notre cécilie, batracien apode. — On le trouve aussi nommé cecula,
GoRNUTA. Sa description est à peu près la même que celle du céraste, à cela près qu'Albert lui
attribue deux cornes sur la tête et qu'il en accorde au céraste huit « sicut cornua arietis. »
DiPSAs. Le dipsas *.
Draco. Le dragon *.
Draco marinus. C'est un serpent de mer.
Dracopopodes. « ... Dicunt vultum virgineum imberbis hominishabere... » Sa morsure est aussi Mangereuse que celle des dragons.
Emorois. L'hémorrhoïs *.
Falivisus. Serpent dont la piqûre ressemble à celle de la vipère.
Haren. tt Haren Semechion pkilosophus dicit esse serpentem de génère draconum marinorum... n
H AUDIO N. Ressemble beaucoup à l'alhartraf.
HiDRA. Le plus beau des serpents et l'ennemi du crocodile. 11 est de la famille des vipères.
HiRUNDo. Il est de la couleur des hirondelles et n'a guère plus d'une coudée de longueur. Sa piqûre tue en moins de deux heures.
Ilicinus. « Est serpensqui habitat in ilicibus... » Sa piqûre est mortelle.
Ipucipis. Tout être mordu par lui s'endort et meurt. C'est le serpent dont se serait servie Cléopâtre. Voy. plus loin la notice sur l'aspic.
Jacclus. L'acontias *.
Kedusurus. Le même que andrius.
Lacerta. «... Narravit mihiunus de sociis nostris fide dignus, quod vidit in Hispania aliquando lacertas habentes spissitudinem cruris hominis sub genu. Et non erant multum longœ, et habitabant in cavernis terrarum. »
Maris serpens. Sa description convient très bien à l'anguille de mer.
Miliares. « Est serpens qui, propter suam citrinitatem, est quasi coloris milii, et ideo etiama milio nomen accepit... » C'est notre millet {crotalls milîaris).
Naderus. Serpent qui se trouve dans la Germanie et qui a environ deux: coudées de long;ueur. Il est gros comme le bras d'un homme.
Natrix. a Est serpens aquaticus, in fontibus veneno aquam inficiens. » Ce doit être la couleuvre à collier.
Ortrialius. « ... Deg;enereaspidisest. Etsiquod animal momorderit, somno g^ravatur, et dormiens moritur. n Voy. ci-dessus Ipuclpis,
Phareas. Serpent cité par Lucain. « Quasi totus erectus graditur super caudam. » Ceci conviendrait au naja ou serpent à lunettes, qui se redresse dès qu'il aperçoit quelqu'un. Mais le naja des anciens est l'aspic, déjà cité plus haut.
Prester. Le prester *.
RiMATRix. u ... Serpens est rimans aquas etcibos et inficiens eos. Et si quis ex infectis aliquid gusta^ verit, statim moritur. »
Sarrin. « Serpens coloris arenosi habens puncta nigra et alba, et longitudo ejus est longitudo serpentis cornuti... »
Salamandra. La Salamandre *.
Salpiga. « Serpens esse dicitur qui, propter parvitatem, non videtur et tamen vim nocendi habet maximam. »
ScAVRA. Sorte de lacerta.
Seiseculus. Animal qui a beaucoup d'analog^ie avec l'amphisbène.
Selphir. « .. Est de génère vîperarum.» Pourrait être notre seps *.
Sirènes, u Dicunt esse serpentes monstruosos dulcis sibili, sicut etiam sunt sirènes maris... »
SiTULA. On donne parfois ce nom au dispsas.
Mais c'est ici celui d'un serpent beaucoup plus beau, u ita quod admiratione detinet intuentes, sed est piger et parvus, et ita ignei veneni quod ille quem percutit, totus exuritur... » C'est sans doute le scytale *.
Spectaficus. u Serpens est qui si quem morsu laesit, liquefit ejus caro sicut oleum, et moritur. »
Stellio. u Stellio * est salamandra... »
Stupefaciens. « Omne animal quod viderit ex stupore moritur. . . »
TiLiAcus. a Est de génère draconis... »
Tortuca. « Serpens non est. Sed hic a nobis ponitur, quia aliquid figuras serpentis participât, et quaedam gentes vocaut eum serpentem scutatum. »
Tyrus. Plusieurs espèces de serpents portent ce nom. Celui qui habite les Indes ressemble à la vipère.
Viper A. La vipère *.