‹ les soirees de saintte-adresseChapitre 11 sur 26 · LEGROS, ANDRÉ PETIT · texte numérisé non relu

LEGROS, ANDRÉ PETIT

LEGROS. — Vous voilà, iDonsieur !

PETIT. — Oui, monsieur.

LEGROS. — Monsieur, vous êtes entré chez moi au prix de quatre-vingts francs par mois. Pourquoi faire?

PETIT. — Monsieur, j*ai eu Tbonneur d'entrer chez vous en qualité de commis et de secrétaire.

LEGROS. — Votre prédécesseur ne recevait que soixantedix francs ; à ce titre et à quelques autres, Je pense avoir droit à de l'exactitude de votre part.

PETIT. — Dites, monsieur, à du zèle, à du dévouement, au dévouement le plus absolu.

LEGROS. — Très-bien, monsieur. Je ne sais si c'est pour faire preuve de ce dévouement que vous vous promenez au jardin au lieu d'être dans votre bureau; mais, à coup sûr, cela ne' fait pas preuve d'exactitude à remplir vos devoirs.

PETIT. — Je rendais compte à mademoiselle d'une commission qu'elle avait bien voulu me confler.

LEGROS. — Que vous fassiez les commissions de ma âile^ rien de mieux ; mais elles ne doivent pas vous empêcher de remplir vos fonctions.

PETIT. — Tenez, monsieur, je viens de vous faire un mensonge.

LEGROS. — Hein?

PETIT. — Mademoiselle ne m'avait pas donné de commission.

LEGROS. — Que faisiez- vous alors dans le jardin?

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