LEGROS, ANDRÉ PETIT
LEGROS. — Vous voilà, iDonsieur !
PETIT. — Oui, monsieur.
LEGROS. — Monsieur, vous êtes entré chez moi au prix de quatre-vingts francs par mois. Pourquoi faire?
PETIT. — Monsieur, j*ai eu Tbonneur d'entrer chez vous en qualité de commis et de secrétaire.
LEGROS. — Votre prédécesseur ne recevait que soixantedix francs ; à ce titre et à quelques autres, Je pense avoir droit à de l'exactitude de votre part.
PETIT. — Dites, monsieur, à du zèle, à du dévouement, au dévouement le plus absolu.
LEGROS. — Très-bien, monsieur. Je ne sais si c'est pour faire preuve de ce dévouement que vous vous promenez au jardin au lieu d'être dans votre bureau; mais, à coup sûr, cela ne' fait pas preuve d'exactitude à remplir vos devoirs.
PETIT. — Je rendais compte à mademoiselle d'une commission qu'elle avait bien voulu me confler.
LEGROS. — Que vous fassiez les commissions de ma âile^ rien de mieux ; mais elles ne doivent pas vous empêcher de remplir vos fonctions.
PETIT. — Tenez, monsieur, je viens de vous faire un mensonge.
LEGROS. — Hein?
PETIT. — Mademoiselle ne m'avait pas donné de commission.
LEGROS. — Que faisiez- vous alors dans le jardin?