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LE NEVEU SUPPOSE

La ville de Roueni pour ceux qui la voient seulement en descendant le fleuve ou en passant sur. ses quais, a Taspect d'une ville toute neuve et régulièrement bâtie. — Ses quais sont bordés d'une rangée de hautes maisons plates et jaunes, dont le plus grand nombre des habitants sont très-fiers ; ça sert à cacher la ville qui est pleine de rues étroites, tortueuses, un peu humides, il est vrai, mais aussi de monuments précieux et de maisons pittoi^esques, avec des corniches et des frises curieusement sculptées. Les habitants veulent bien vous montrer la cathédrale, Saint*Ouen, Saint-Patrice, etc., magnifiques églises, mais ils sont un

UN VAUDBYfLLE. 151

peu ^bonteui de vous faire traverser les rues plantées de maisons du* même ftge,-en harmonie avec ces chefs-d*œiivre ; Us n'aspineot qu'à voir un Jour ces monuments au mltseu d'une viile neuve, toute régulière^ toute pfate et toute jaune, comme les quais \ ce qui leur donnera Fair étrange et dépaysé, -^ qu'aurait eu, 'pour ne pas remonter plus haut, Sully a la cour de Louis-Philippe.

Anne des vieilles raaisonsdu vrai Rouen, maison dont les voûtes \ les fenêtres et la porte étaient richement sculptées, frappa un matin un Jeûne homme de vingt-trois à vingt-quatre ans , simplement , mais convenablement vêtu. "^ Une sorte de domestique sauvage vint lui ouvrir, c'était un homme de cinquante ans, dont les cheveux épais, à peine grisonnants, étaient tellement touffus et mêlés, que si on avait voulu les rendre moins incultes, on aurait naturellement sougé^ non à ies peigner, mais à les carder. Ses yeux, d'un bleu pâle, ne regardaient pas en face, sa X0ï% était traînante et paraissait psalmodier. L'étranger demanda M^ Hamel en donnant sa carte, à quoi le domestique répondit :

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