UN MOT AU LECTEUR
séries, VUeure où les paradoxes ont libre cours ; les projets se rencontrent, les chimères s'encouragent, les illusions se confondent ... Ah ! quand tant d^ hommes sérieux s'ennuient à mourir, quHl est doux de pouvoir s'amuser ainsi !
Nous n'avons communiqué avec le dehors que depuis un an, et ce, par quatre séances publiques auxquelles V élite de la société nous a fait l'honneur d'assister. Aussi, l'envie a-t-elle dressé sa tête hideuse, et l'ignorance a-t-elle montré sa patte d'ours ! Mais la sympathie que nous ont témoignée les gens de goût nous encourage à publier ce que chacun de nous a écrit de moins mauvais.
Puissent nos compatriotes être moins hostiles que d'habitude aux productions de l'esprit n émanant pas d'une réputation établie !
Que nos grands confrères de France soient indulgents envers cette voix mal assurée qui leur arrive par delà le siècle et l'Océan : nous travaillons pour la bonne cause. Une nation n'a pas cessé d'être elle-même tant qu'elle a conservé son idiome ; la politique internationale nous en a fourni un exemple, Tan passé.