LIQUIDATION DE FIN D'ANNÉE
23 juin.
Il y a des premières qui n'en sont pas. Celles de ce soir, à rOpéra-.Comique, n'en faisaient certes pas une
j(/) LES SOIRÉES PARISIENNES
à elles trois. On connaît les causes de ces solennités sans importance, qui se reproduisent tous les ans à pareille date . De par le cahier des charges , la direction est tenue de faire représenter un certain nombre de pièces en un acte par saison. Certes, M. Carvalho ne demanderait pas mieux que de nous offrir, en plein hiver, un nouveau Chalet, de nouvelles N^oces de Jeannette ou d'autres petits chefs-d'œuvre dignes de son répertoire. Malheureusement, on néglige, jusqu'à présent du moins, de lui rien apporter de semblable. Les compositeurs en vogue ne veulent plus s'atteler qu'à de grandes partitions , et ceux qui consentent à en faire de plus petites ne sont pas en vogue. Jl en résulte que les représentations comme celles-ci rappellent forcément ces liquidations périodiques dans lesquelles les grands magasins de nouveautés écoulent les coupons (bouts de pièces) restés pour compte.
M. Carvalho aurait même pu disposer ainsi son affiche d'aujourd'hui: