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LE MANOIR DE PICTORDU

28 mai.

Voici, bien certainement, la dernière grande première de la saison. Elle arrive un peu tard, mais malgré cela — grâce aux débuts de Pradeau — elle a attiré beaucoup de monde.

C'est du reste à cause de Pradeau que le Manoir de Pictordu se joue à cette époque avancée. La pièce 4evait, tout d'abord, être représentée au mois de mars. M. Bertrand comptait s'arranger avec M, Montigny et obtenir un ou deux mois plus tôt Texcellent comique du Gymnase qui n'appartenait aux Variétés qu'à partir du premier mai. Le succès des Millions de Gladiator modifia ces projets. Le Manoir était forcément retardé. Pradeau reprit les Bons Villageois et créa un rôle dans le Comte Kostia^ puis son engagement étant expiré, il vint se mettre à la disposition de M. Bertrand. Ce qui explique pourquoi le Manoir de PictordUy bien que joué un peu tard, a été répété très vite et de façon à donner la fièvre aux plus flegmatiques.

Pradeau. j après avoir passé onze ans au Gymnase, se retrouve ce soir, aux Variétés, avec Berthelier et Léonce, à côté desquels il a débuté aux Bouffes-Parisiens. Depuis vingt ans qu'il appartient au théâtre, il a été bien souvent au feu, mais jamais il n'a ressenti une émotion comparable à celle de ce soir.

La salle est fort brillante. La plupart des journaux y sont doublement représentés par leurs critiques musicaux et leurs critiques dramatiques. La pièce des Variétés est une comédie-opérette. La comédie-vaudeville a fait son temps, en ce sens, que les vieux couplets et les ponts-neufs ont généralement le don d'agacer le public. Les auteurs ont confié à M. Gaston Serpette le soin de faire de la musique pour leurs rondeaux, leurs couplets^ leurs chansons et leurs chœurs; d'oîi la comédie-opérette.

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M. Serpette est un tout jeune homme, prix de Rome; c*est un grand et sympathique garçon qui débuta au théâtre, il y a deux ans, par la Branche cassée dont la musique obtint un grand succès. C'est bien le musicien le plus doux et le plus distrait du monde. Il travaille par accès, rapidement, fiévreusement, passant deux ou trois nuits de suite sans quitter son piano ni son papier à musique.

Puis à ces crises succèdent de longs besoins de repos. Alors, savcz-vous ce qu'il fait ? Ah ! M. Serpette ne se repose pas comme tout le monde. Il* fait sa malle et part pour TAlgérie, ou pour Tîtalie, ou pour Pétersbourg. Une fois arrivé au but de son voyage, il passe ses journées à dormir. Autant il a la fièvre à Paris, autant il est calme et paresseux à Tétranger.

— Qu*avez-vous fait à Pétersbourg ? — Rien, j'ai dormi l — Et à Rome ? — J'ai dormi 1 — Et à Alger? — J'ai dormi !

Quand il a dormi suffisamment, il reprend le^ train pour Paris, ou le paquebot pour Marseille et il retourne à son piano.

Un événement grave survenu au dernier moment avait pourtant jeté la consternation au sein du théâtre. Le jour même, à midi, alors que directeur et auteurs donnaient aux artistes leurs dernières indications, madame Priston qui, depuis quelques jours, souffrait d'un commencement de bronchite, fit prévenir M. Bertrand que malgré tous ses efforts et toute sa bonne volonté, il lui serait absolument impossible de jouer le soir.

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On juge de l'efifet que produisit cette nouvelle. Le rôle de madame Priston est important et comprend notamment deux scènes qui demandent à être interprétées par une artiste de valeur.

Quel parti prendre?

Faire relâche I

Mais le public ne pourra être prévenu à temps ?

Il n*y a pourtant que ce moyen.

Au moment oti Ton se disposait à taire apposer ces bandes fatales sur l'affiche, une pensionnaire de M. Bertrand, fort aiméç du public, mademoiselle Berthe Legrand, arrivait de la campagne, où elle habite l'été, pour prier son directeur dQ la faire assister à la première.

Elle entre dans Iq cabinet de M. Bertrand.

— Avez-vouç une petite place pour moi ce soir î

^ Unq petite ptaçe, répQnd M. Bertrand inspiré, je crois bien I une grande mémQ, Vous joues v*

'-. Comment |

En deux motç, M» Bertrand la met ^u courait dç la situation et lui explique le grsmd service qu'il attend deUe.

On cQnni^ît l^ çrânerie qui caractérise mademoifieUe Berthe Legrand, Le désir d'obliger directeur «| fLu« teurs, et un peu aussi l'attrait du danger, la décidèrcsnt bien vite.

Elle accepta.

Au&aitôt on s'empara d'elle, on lui donna le rôle, on la mit en présence de ses camarades^ et depuis midi jusqu'à dix heures du soir, heure à laquelle elle entre

seulement en scène, on lui fil répéter le poème et la musique.

Restait la question de toilette. On sait quelle importance une actrice attache à cette partie essentielle de son rôle. Ôr, mademoiselle Berthe Legrand, qui n'avait pas pu prévoir les événements, portait une toilette de ville des plus simples et ne pouvait entrer ainsi en scène. Il fallut lui improviser une robe, des chaussures, une coiffure, et cela pendant qu'elle répétait, répétait toujours.

M. Bertrand devra à sa pensionnaire un cierge de belle grandeur, car le tour de force qu'elle vient d'accomplir dépasse certainement tous ceux que, jusqu'à présent, on ait vus au théâtre.

Quelques toilettes pour mes lectrices.

Berthe Legrand porte un gracieux costume de mariée vendéenne : robe courte et tablier de mousseline blanche plissée ; garniture de rubans blancs et de dentelles. Petit bonnet bas-breton, orné d'une couronne de boutons d'oranger. Bouquet pareil, orné de rubans blancs et attaché sur Tépaule gauche.

Elle est entourée de sept autres mariées dont le costume ressemble au sien, sauf la garniture qui se compose de rubans bleus et de rubans roses.

La jolie madame Donvé porte une charmante toilette de voyage : jupon de cachemire bleu avec petits volants^ tunique à carreaux gris et bleus, cuirasse grise et bleue, manches et col en cachemire bleu, petite pèlerine en cachemire gris et bleu.

Mademoiselle Ghinassi : jupon de soie rayée noir et

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blanc, tunique de faille noire garnie de dentelles blanches et de galons d^argent, cuirasse de faille noire décolletée en carré.

Berthelier, Gaussins et Germain ont des costumes da haute fantaisie; mademoiselle Berthall est en Arlésienne. C'est le costume exact. Robe blanche et verte à grandes fleurs Pompadour, gros pouf derrière, tablier noir, fichu cerise et bonnet arlésien avec foulard cerise retenu par deux grandes épingles d'or.

Daniel Bac, lui, a la spécialité des types. On se rappelle le Barbavano des Brigands et le prisonnier de la Périchole, Cette fois il a trouvé un homme d'affaires de province, une de ces têtes qu'on a vues on ne sait où, un de ces types qu'on a coudoyés, bien qu'ils appartiennent au domaine de la fantaisie. Bac cherche ses types fort longtemps. Une fois qu'il a trouvé un petit détail de costume, il s'en sert pour créer le bonhomme tout entier. Un iaux-col, un bijou lui fournissent le reste.

Il y a, au deuxième acte, une douzaine de petites femmes qui ont donné bien du mal aux auteurs.

Pour les faire consentir à Jouer, on est obligé de leur trouver une réplique, la moitié d'un mot, qui n'est pas toujours lancée avec une sûreté irréprochable.

Quand on leur distribua ces « rôles, » il y eut de nombreuses révoltes suivies de démissions.

L'une d'elles n'avait à prononcer que ce simple mot : a Moi, des melons I »

Elle fut indignée.

-«• Moi, alla-t*elle dire à M. Bertrand, restçr ici pour dire : « dés melons, » pour qui me prenez-vous^

JE RESILLE I

Dans le finale du second acte se trouvent des couplets assez difficiles. L'attaque-de ces couplets surtout parut au-dessus des moyens de quelques-unes^

•^ Et pourtant, dit M, Bertrand à l'une des der* nières répétitions, vous avez là une jeune fille qui est premier prix du Conservatoire.

— Bravo ! s'écria Serpette en s'élançant sur la scène, qu'on donne l'attaque du couplet au premier prix du Conservatoire 1

La jeune personne s'avança, et^ timidement :

-^ C'est que, murmura^t*elle, je suis un premier prix... de tragédie !...

jui^

\s^^ LBÇTURES

.4 Juin.

A ceux de mes lecteurs qui veulent être initiés aux petits mystères de la cuisine théâtrale^ je dédie ce petit tableau de la lecture des pièces nouvelles aux artistes dans les différents théâtres de Paris.

Odeon. — Il y a chez M. Duquesnel trois sortes de lectures :

I* Il s'agit d'une pièce de Georges Sand. Ce )our-là le théâtre est en fête, chacun arrive bien avant l'heure indiquée au tableau, et^ pour un peu, on se mettrait en habit de cérémonie. L'entrée de l'auteur du Marquis de Villemer est saluée d^un murmure de joie, et de la première à^la dernière scène, la pièce est entrecoupée d'exclamations admiratives et de démonstrations d'eii-

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thousiasme. Vers le troisième acte, les mouchoirs se mettent de la partie, et, quand tout est fini, on s^embrasse.

2^ L'auteur est un jeune homme ou un nouveau qui va, pour la première fois, affronter sérieusement le feu de la rampe. Alors, le tableau change : on ne compte pas beaucoup sur la pièce — quitte à se tromper, comme pour la Maîtresse légitime^ par exemple. Ce n'est plus une fête, c'est une corvée ; on arrive en retard, on est ennuyé d'avoir été dérangé et on écoute avec une froideur bienveillante et polie. Puis chacun donne des conseils. L'un voudrait modifier le dénoûment, l'autre propose de changer le premier acte, et un troisième n'hésite pas à déclarer qu'il faudra refaire la pièce en scène.

3® L'auteur a vingt ans et la pièce est un petit acte en vers. Cette fois, ce ne sont plus des artistes^ ce sont autant de pères et de mères qui se pressent autour du jeune poëte, l'écoutant avec indulgence et l'encourageant d'un regard ou d'un sourire. La lecture terminée, les applaudissements éclatent invariablement et l'auteur quitte le théâtre le front rayonnant, bien convaincu que l'avenir est à lui et que Victor Hugo n'a qu'à bien se tenir.

Gymnase. — L'auteur s'assied devant une petite table. A sa droite on a placé le fameux fauteuil vert de M. Montigny. M. Derval s'assied à gauche; silence solennel et respectueux.

On commence.

Alors voici ce qui se passe. Aux endroits saillants, M. Derval regarde M. Montigny, et chaque artiste regarde M. Derval. Si M. Montigny rit, M. Derval rit, et si M. Derval rit, tous les artistes se mettent à rire. Si M. Montigny pleure, M. Derval pleure, et si M. Derval pleure, tous les artistes se mettent à pleurer.

Mais aussi il faut ajouter que M. Montigny ne se trompe pas souvent.

Opéra-Comique. — Depuis quelque temps, les lectures y sont devenues d'une rareté extrême. Ah! si Scribe et Boieldieu pouvaient revenir lire la Dame blanche. Les jeunes artistes de la maison ont eu à peine une ou deux fois l'occasion d'assister à une solennité de ce genre, et, naturellement, les anecdotes n'abondent pas.

Mais du temps où TOpéra-Comique ne vivait pas que de reprises, un incident se reproduisait assez régulièrement aux lectures de M. de Saint-Georges,

Le spirituel auteur des Mousquetaires de la Reine laissait, à un moment donné, son manuscrit lui échapper des mains et rouler à terre.

Naturellement, Tune des personnes présentes s'empressait de le ramasser, et alors Saint-Georges disait, avec un charmant sourire :

— Ma pièce était tombée, un artiste de talent la relève !

Cette seule phrase eût suffi à disposer les artistes en

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foveur de Vgutçur, qui, du resUi pour réussir, n'avait pas besoin d'expédiems.

Palais* RoYiLL. < — Chose étrange ! Dans ce théâtre, qui a la réputation d'être si gai et si folâtre, les lectu^ res sont invariablement lugubres. Jamais, au grand jamais, vous ne ferez rire, eussiez-vous fait un chefr dVsuvre, ces acteurs dont le nom seul a le don de faire tordre le provincial et Téu-anger. Aussi cette formalité de la lecture est-elle un véritable^ supplice pour les auteurs de la maison.

A voir les figures lugubres, les airs désolés, à entendre les soupirs étoufiTés de tous ceux qui y assistent, vous vous croiriez transporté dans la chambre de quelqu'un qui vient de mourir et que l'on va enterrer dans quelques instants. Hyacinthe, dont le nez s'al« longe en signe de deuil; Lassouche, dont Tœil cligne plus que de coutume, comme s'il ne pouvait réprimer ses larmes ; Brasseur, qui a de petits hoquets convulsifs, semblent être les parents du défunt, et le monsieur qui lit â la table verte semble être le notaire qui lit le testament de celui qui n'est plus.

I^abiche se plaît à raconter qu'avec ses bouffonneries les plus folles, Célimare le bien-^aimé, la Cagnotte^ Doit^on h dire ? il n'est pas parvenu k faire aaurire les comédiens austères du Palais-Royal,

Comment expliquer cet étrange phénomène ! Moa Dieu^ d'une façon bien simple. Les pensionnaires de M. Dormeuil ne veulent pas que Ion puisse dire qu'une pièce soit amusante par elle-même. Si elle Test^ c^est

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grâce à eux seuls, et l'auteur n'y est que pour fort peu de chose.

La preuve, c'est qu'elle ne les â pas fait sourciller à la lecture.

Variétés. — Les artistes n'y demandent qu'à s'amuser, lés succès de lecture y sont nombreux. Baron mérite d*être cité parmi les plus indulgents, et comme, en riant, il fait énormément de bruit, les auteurs s'en vont confiants et heureux.

Dupuis est plus réservé. Rien n*étant désagréable coûime d'avoir à refuser le rôle qu'on vous destine, l'excellent comique a la précaution de se placer près de la porte. Une fois la lecture terminée, siDupuîs n'est pas content de son rôle, il se sauve sans rien dire. Au moment de la distribution, plus de Dupuis.

— Oîi est Dupuis? Qu'on aille chercher Dupuis!

Mais Dupuis est loin. Quand il y â eu Une éclipse de Dupûîs, c'est toujours mauvais signe.

Ce qui donne aux lectures des Variétés uri caractère spécial de gaieté, c'est la présence des nombreuses femmes qui figurent dans les opérettes.

Les fynmes ont le rire facile. Un rien suffit pour les mettre en train.

GaÎTÉ, PORTE-SAlKT-MÀRtIN,CHATEAU*D'EAU.

— Uii personnage important assiste à toutes les lectures, un personnage plus considérable que le direc* teur et tous les artistes réunis :

C'est lé' machiniste.

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Cest lui qu'on regarde pour juger de l'effet produit. De temps en temps, quand il y a un léger froid dans Tauditoire, il prend la parole en ces termes :

— Ahî là... par exemple... Vous aurez un de ces décors!...

Ambigu. — Rien de moins folâtre qu'une lecture, dans ce sanctuaire du mélodrame antique. On n'y vient pas pour s amuser, au contraire. Les crimes les plus noirs, les assassinats, les suicides, les viols se succèdent sans interruption. Aussi les artistes sont-ils blasés, ils ne s'émeuvent que difficilement — et puis, ils sont si sûrs qu'au dernier acte le crime sera puni et la vertu récompensée !

Folies. — Une seule chose distingue les lectures des Folies des lectures des autres théâtres d'opérettes, c est l'air de souffrance et de résignation de M. Cantin. II y vient, parce qu'il le faut, parce que c'est l'habitude, parce que les convenances l'exigent, mais il y vient comme au supplice.

Songez donc, pour une nature exubérante comme celle du directeur des Folies, deux ou trois heures sans bouger, sans parler même, c'est plus qu'on ne saurait demander. Aussi M. Cantin trouve-t-il le moyen de faire quelques entr'actes qui lui rendent un peu la libre disposition de ses jambes et de sa langue.

Renaissance. — Awant Girojlé-Girojla^ la Renaissance cherchait sa voie. Le théâtre n'avait pas eu de

chance et avait bien besoin d'un grand succès. Aussi chaque fois qu'on lisait une pièce nouvelle, petits et grands arrivaient bien déterminés à la trouver très drôle et à rire de toutes leurs forces.

A cette époque critique, M. Hostein était un entraîneur de premier ordre. Il comprenait que son devoir était d'affermir la confiance de tous et de relever le courage de chacun.

Aussi arrivait-il toujours muni d'une canne de grosseur respectable, et lorsqu'après avoir donné lui-même, par plusieurs fois, le signal du rire, il voyait que l'enthousiasme menaçait de se refroidir, il frappait vigoureusement le sol avec cette canne, et réchauffait ainsi le zèle de ses artistes. A force de taper fort, il a fini par taper juste.

Mais s'il y a des lectures solennelles, des lectures intimes, des lectures gaies, il y en a d'autres qui se distinguent par un laisser-aller et un sans-géne tout à fait piquants*

Ce sont les lectures des revues et pièces à femmes quelconques dans les bouis-bouis tels que le Théâtre- Déjazet^ de la Tour -d'Auvergne, des Folies -Marigny-

On s'y tutoie à bouche que veux-tu et les acteurs

s'oublient parfois jusqu'à taper sur le ventre aux auteurs. Les demoiselles-ar^/55^5 y parlent de leurs petites affaires en fumant des cigarettes. Quant au verre d'eau — le fameux verre d'eau sucrée — envolé, disparu, supprimé. Il est remplacé par des bocks. Le directeur paie la première tournée; si cela marche, l'auteur paie

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la seconde, un acteur de bonne volonté la troisième. Une tournée par acte.

En sortant de là, au lieu de :

— Nous avons bien ri I On s'en va en s'écriant :

— Nous ayons bien bu !

Le limonadier, qui est au courant des mœurs de la maison, ne manque pas d*apprécier la lecture à sa façon.

. — On a consommé énormément de bocks^ dit-il, ce sera un succès.

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