‹ Les soirées parisiennes de [1874-] 1884 (volume 4)Chapitre 61 sur 74 · LES CHAUFFEURS. — L HOMME-OBUS · texte numérisé non relu

LES CHAUFFEURS. — L HOMME-OBUS

20 novembre.

M. Castellano est en ce moment le directeur le plus occupé de Paris. Ses deux. théâtres ont beau se faire vis-à^viS) ce sont deux théâtres en somme, et qui ne lui laissent pas une minute de liberté. Deux cent cin^ quante fois par jour, en moyenne, Castellano traverse la place du Çhâtelet. Quand il fait répéter au Lyrique, on le réclame au Çhâtelet, et quand il se trouve au Çhâtelet, on a besoin de lui au Lyrique.

On lui prête le projet de faire percer, sous la place, un souterrain qui lui permettra, à lui et à ses artistes, d'aller des coulisses du Çhâtelet à celles du Lyrique. Ce mode de communication serait d'autant plus commode qu'on se sert de certains artistes et figurants, le même soir, dans les deux théâtres à la fois, et qu'au moyen du passage souterrain, tout ce monde pourrait se rendre d'un théâtre à l'autre sans même se déshabiller.

3o8 SOIRÉES PARISIENNES

M. Castellhno, qu'on n'appelle plus au Châtelet que le Directeur d'En-face, a, depuis qu'il est Fimpressario le plus occupé de Paris, des cartes de visite biea étranges .

Elles sont ainsi libellées :

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