LE CANDIDAT
il mars.
Pour bien peindre l'aspect de la salle du Vaudeville à cette première d'une pièce où les élections, les électeurs, les réunions électorales, les candidats et les candidatures, jouent un si grand rôle, j'aurais voulu emprunter la plume d'Albert Millaud, plus experte que la mienne en ces sortes de matières. Mais Millaud, qui se trouve à quelques rangs devant moi à l'orchestre est tout entier à la pièce, et je n'aurai pas la cruauté de lui demander de changer son rôle de simple spectateur contre celui de lorgnette furetante et de chroniqueur aux écoutes.
Voici donc, tant bien que mal, — le lecteur me pardonnera mon inexpérience, — ma