‹ Les soirées parisiennes de 1874- 1884Chapitre 7 sur 112 · PREFACE. XI · texte numérisé non relu

PREFACE. XI

.ournera vers la cascade — puisqu'il faut Tappeler Dar son nom.

Ce n^est pas à dire qu'il n'ira jamais dans les endroits où se jouent ces choses austères et antipathiques. Il affectera d'y paraître à de certains jours, parce que cela est de bon ton, comme il affectera de dire du mal des œuvres légères, parce que cela est de bon goût. Mais en réalité, son cœur est à ces dernières — et son argent aussi.

Il y a des femmes avec lesquelles on se montre ; d'autres avec lesquelles on se cache. Il y a des pièces que Ton se plaît à voir ; d'autres où l'on tient à se faire voir. L'opéra-lyrique moderne et l'ancienne tragédie sont de ces dernières.

Ah! si j'avais le temps et l'espace, comme j'aimerais à étabUr une bonne fois que la tragédie ne pouvait ni naître, ni vivre sur notre sol, et que les hommes de génie qui ont acclimaté chez nous, peuple ayant horreur de l'horreur, cette importation étrangère, ne l'ont pu faire qu'en la dénaturant dans son essence même.

Chose étrange ! Peu Fécoutent, moins l'entendent, nul ne l'aime, et cependant tous l'exaltent comme la dernière expression du grand art ; la haute société s'y donne rendez-vous, et il reste encore des notaires qui croiraient manquer à leurs devoirs

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