XIV PREFACE
Cure vivantes du théâtre sérieux étaient jouées ave. autant de talent que le sont les bouffonneries, l'en vahissement de ces dernières serait moins actif J'ajouterai, pour revenir à mon point de départ, que par leur affluence toujours croissante, les étran gers concourent dans une proportion de plus er plus considérable à ce qu'on appelle la dépravation de notre goût, et qui n'en est que l'égarement momentané.
Mais je ne cause plus, je bavarde*, fermons la parenthèse, et revenons à notre première représentation.
Donc, la salle est pleine, et de quels éléments complexes, disparates, nous Pavons vu.
Regardez bien cependant, il va se passer un phénomène singulier.
Voilà des gens venus des quatre coins de l'univers, de la société, de l'action et de la pensée, n'est-ce pas ? des hommes qui au figuré, comme au propre parfois, ne parlent pas la même langue ; des spectateurs intelligents et des imbéciles, — je n'ai pas dit naïfs, — des parents émus, des séides farouches, des ennemis ardents et des indifférents implacables • chacun d'eux avec son caractère, son parti pris, sa façon de sentir personnelle et différente...