PRESCOTT WARD
Cette justice loyalement rendue au rôle bienfaisant de la papauté honore celui de nos frères séparés qui n'a pas craint de le glorifier publiquement; qu'il en veuille bien recevoir ici nos humbles félicitations.
C'est ainsi que, dans les temps de persécution, l'Église recueille de consolants hommages et de fécondes sympathies.
Que la Révolution le sache bien 1 tant qu'une seule goutte de sang chrétien coulera dans nos veines, nous serons prêts à le répandre tout entier pour l'affirmation des droits de l'Église, nous pu testerons les armes à la main contre les usurpations sacrilèges, nous n'accepterons pas qu'un Savoie ou qu'un bandit quelconque siège triomphalement au Capilole. 1
Les poètes n'ont pas manqué d accorder leurs lyres en l'honneur des soldats du Pape ; — métaphore archaïque, puisque les poètes n'ont plus de lyres; — odes et cantates ont été prodiguées aux vainqueurs de Mentana; mais, entre tant d'oeuvres poétiques écloses au grand soleil de la foi, il convient de citer élogieusement c*Ue de deux nobles femmes, dont les noms sont inscrits désormais au livre d'or des zouaves pontificaux, au-dessous du nom de l'auguste et regrettée princesse qui disait aux volontaires de La Moricière en 4860:
— Partez, messieurs ; sous un héros allez défendre un saint !
J'ai nommé madame la vicomtesse de la Besge, dont le nom n'est pas nouveau dans les annale;, de la poésie française, et madame la comtesse René de Beaumont, dont la musique large, puissante, harmonieuse, entraînante, est déjà populaire dans les rangs pontificaux
Déjà, en 4860, le bataillon des zouaves pontificaux avait ses poètes, ses chansonniers et ses chants préférés. C'était d'abord cette admirable marche2, qui se mêla, surlescol-