‹ Les soliloques du pauvreChapitre 11 sur 32 · ANT · texte numérisé non relu

ANT

Te v'ià, t'es seul ! On t'abandonne!

— Et Mad'leine ? Ousqu'alle est passée ? (Ah! pauv' Mad'leine... pauv' dérleurie, Elle et ses beaux nénés tremblants, Criant pitié, miaulant misère, Ses pauv's tétons en pomm's d'amour Qu' étaient aussi deux poir's d'angoisse Qu'on s' s'rait ben foutu dans 1' clapet.)

— (C'était la paix, c'était la Vie !) Ah ! tout fout 1' camp et vrai, ma foi, T aurais mieux fait d' te mett' en croix Contr' son ventr' nu... contr' sa poitrine, Ces dardés-là n' t' euss'nt pas blessé. Sûr t'aurais mieux fait... d' l'embrasser: A n'avait un pépin pour toi !

Ah ! Généreux!... ah ! Bien-aimé, Tout ton monde y s'a défilé Et comm' jadis, au Golgotha :

Eli lamma Sabacthani, Ou n, i, ni, c'est bien fini.

Eh ! blanc youpin... eh ! pauv' raté ! Tout ton Œuvre il a avorté.

Toi, ton Étoile et ta Colombe DéringoPnt dans l'éternité ; Tu dois en avoir d' l'amertume.

(Nom de d'ià, v'ià la neig' qui tombe : On croirait tes Anges qui s' déplument.

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