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RORET COMMUNALE DE LANEUVEVILLE

ès vosgien.

Gr

icéa et sapin.

Ep

demeurant en saillie sous forme de corniches, donnent aux escarpe- ! ments du grès vosgien un aspect ruiniforme très remarquable.

Ce grès vosgien, dont l’épaisseur peut atteindre 500 mètres, est formé de grains de quartz cristallins, assez gros, miroitant au soleil, reliés par une très faible proportion de ciment qui n’est autre que de oxyde de fer (Fe? O°) s’isolant parfois en amandes. C’est à lui qu'est due la teinte rouge du grès. Presque toujours ces bancs présentent de-ci de-là des cailloux roulés de quartzites. A plusieurs niveaux, ees galets de quartzites deviennent très abondants (anciens cordons littoraux). Reliés par une pâte siliceuse très dure, ils forment ces assises de poudingues indestruclibles qui couronnent les sommets des basses Vosges. Ces poudingues, en arrêtant la dénudation, ont déterminé le relief tabulaire si caractéristique des Vosges gréscuses et la formation de ces escarpements pittoresques sur lesquels se voient souvent les ruines des vieux châteaux du Moyen Age. La planche IIT représente un de ces escarpements situé dans la forêt domaniale des Ellieux (Meurthe-et-Moselle) et couronné par les ruines du château de Pierre-Percée (*).

Sur ces poudingues ou grès durs il ne se forme pas de sol et la végétation, comme le montre la planche III, est des plus médiocres.

Mais c’est là l'exception. D’ordinaire le grès vosgien se réduit en sable et donne un sol profond, très filtrant, pouvant emmagasiner de grandes quantités d’eau capillaire et remarquablement pauvre en éléments nutritifs.

L’eau de ce sol sableux est facilement utilisée par la végétation, mais disparaît vite par l’évaporation quand il est découvert. À cause de cette aptitude à la dessiccation et de cette indigence chimique, c’est un sol qui, nous lavons dit déjà, est presque entièrement réservé à la forêt.

abondante; végétation peu active. Quant au sol, c'est du grès vosgien très rocheux au sommet, assez frais, mais peu profond et peu fertile. « [1 y avait, à l'hectare, trois cent cinquante arbres cubant 250 mètres cubes, »

1. On voit nettement les gaïiets, plus nombreux dans les couches supérieures ; audessous, [es bancs de poudingues alternent avec des bancs de grès plus accessibles à l'érosion, ce que montre le profil dentelé de l'esca’pement : la photographie fait même sessurtir par places des stratifications inclinées dues aux remous.

La planche Il montre, au-dessus de l’assise supérieure de grès, le sol meuble dans lequel on voit les racines s’enfoncer à plus de À mêtre.

La forêt de Laneuveville, d’une contenance de 436 hectares, est comprise entre 280 mètres et 600 mètres d'altitude. Le sapin y entre pour 0,7 et le pin sylvestre pour 0,3. En 1895, le rendement par hectare était de 45.

Le sol de la forêt de Môssigthal (Alsace) ne contient que 0,2 °, d’acide phosphorique et de chaux, 0,3 °/,, de potasse. Il ne pourrait donner de récoltes agricoles et portait cependant, par hectare, trois cents sapins de cent cinquante ans cubant en moyenne 2 mètres cubes (°). | |

Il faut avoir grand soin de tenir ces sols sablonneux du grès vosgien bien couverts, de façon que le tapis végétal n’y soit formé que de mousses avec quelques airelles, quelques fougères. C’est sous le dôme épais des sapins et des hêtres que ce terrain, si prompt à se dessécher, garde l'humidité superficielle nécessaire à la production de l’humus neutre; en même temps, les plantes détériorantes, à humus acide, telles que la bruyère qui aime le plein soleil, ne peuvent se développer sous le couvert touffu de la futaie et Le sol se conserve dans le meilleur état possible. S'ils sont dénudés, les plantes sociales caractéristiques des terrains siliceux, notamment l’airelle myrtille d'abord, puis, et surtout, la bruyère (Galluna vulgaris), les envahissent, formant des fourrés épais qui exercent sur la végétation ligneuse et sur les qualités du sol la détestable influence dont il a été parlé plus haut (n° 56).

120. Argile à silex remaniée (Forêt de Chinon). — La carte géologique au 1/80 000° indique que cette forêt domaniale est assise, comme celle de Loches, sur la couche dénommée limon et graviers des plateaux (P de la carte), reposant sur l'argile à silex (e*) [?]. Elle

1. Le grès rouge permien (conglomérats feldspathiques), sur lequel repose le grès

vosgien, constitue un sol beaucoup plus riche (Voir sur le tableau I, p. 306 et suiv., le sol de la forêt d'Hérival) et généralement réservé aux prairies ou à l'agriculture. 2. Les limons et graviers des plateaux (P) représentent un terrain de transport pliocène qui correspond au commencement de la période de creusement des vallées. Le type général de ces dépôts pliocènes est un limon sableux grisâtre, avec petits

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