FORÊT DOMANIALE DES ELLIEUX (MEURTHE-ET-MOSELLE
Poudingues du grès vosgien (Château de Pierre-Percée).
as 1176 ‘,
occupe l'extrémité occidentale du plateau de Sainte-Maure, « véritable gâtine infertile aux terres blanchâtres et imperméables ». La craie, substratum habituel de l'argile à silex, ne s’y laisse entrevoir
-que dans les vallées. Toute la surface est occupée par le conglomérat
éocène dont les silex sont souvent agglomérés en gros blocs,
Cette forêt, de 5 400 hectares, est bornée au nord par les vallées de l'Indre et de la Loire, au sud par les landes et le camp du Ruchard. C’est un plateau faiblement incliné vers le nord et dont l'altitude varie entre 105 et 190 mètres.
Les analyses (n° 16-27 du tableau I, p. 306 et suiv.) prouvent que le sol est d’une excessive pauvreté en éléments chimiques. Avec la forêt de Boulogne (Loir-et-Cher) qui repose sur les sables et argiles de la Sologne, la forêt de Chinon est la plus mal dotée en acide phosphorique de toutes celles qui figurent au tableau (‘): Ce précieux élément n’y existe, dans les dix échantillons analysés, qu’à l’état de traces ou, au plus, à la dose extrêmement faible de 0,08°/,, de terre fine (°?).
Si les qualités physiques sont suffisantes, si le sol est assez meuble et profond pour que les racines puissent s’enfoncer aisément, on a, malgré cette pauvreté chimique, de beaux peuplements de chêne (°) ; mais dans le cas contraire, fréquent à Chinon, lorsque les silex ou le sable fin s’agglutinent en grès, cailloutis, poudingues imperméables formant tout près de la surface une assise impénétrable, la végétation
cailloux roulés de quartz, mais ils se rencontrent rarement ainsi sur la feuille de Loches, où ils sont plus spécialement formés aux dépens des terrains sous-jacents (argile à silex, faluns, etc.).
L’argile à silex (e*) règne uniformément sur les plateaux crétacés d'une grande partie de la feuille. C'est généralement une argile blanche, siliceuse, légère ou pulvérulente. Vers la partie supérieure, ces silex sont cimentés entre eux par un grès Iustré et forment des poudingues excessivement durs, Silex et poudingues sont concassés pour empierrement (notice de la feuille de Loches).
1. Les sols de Villers-Cotterets ont 0,6-0,8 °/,, d'acide phosphorique ; ceux de Compiègne 0,3-0,6, ceux d'Orléans 0,14-0,43, ceux de Fontainebleau 0,07-0,23. On ne doit pas faire état, pour cette dernière forêt, de l'analyse de la carrière de la montagne de Paris, puisqu'il s’agit de la roche même et non d'un sol.
2. Si l'on ne tient pas compte du sol du canton de Beaulieu qui est, par exception, très calcaire, ce qui amène un taux un peu plus fort, quoique bien insuflisant encore (0,13 et 0,18) en acide phosphorique.