D'APRÈS
CR les forestiers
bavaroiïis WoRy fomles de hêtre”. "5, 7, 233 257 Aiguilles d'épicéa . . . . . . . . 150 161 Aiguilles de pin sylvestre. . . . . 143 207 Bruyère .:/,..., Re LAN ve 131 »
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Ces nombres moyens n’ont rien d’absolu, l’absorption pouvant varier
Pour le feuillage de hêtre . , . . . . de 195 à 252 °L — d'épices NT de 128 à 190 — de pin sylvestre. . , de 121 à 167 —— demousso tn on, de 237 à 334
d’après la détermination des forestiers bavarois, suivant le degré de décomposition.
On peut faire à ce procédé, simple et commode 1l est vrai, plusieurs. objections dont la principale est qu’on ne se trouve plus du tout placé dans les conditions de la nature. On opère sur des feuilles bouleversées, rapprochées d’une manière fortuite et quelconque, qui ne présentent plus les rapports naturels, le gisement, la stratification, les interstices capillaires ou non qu’elles avaient in silu et qui doivent influer sur limbibition.
En outre on-doit forcément laisser de côté dans le procédé suivi par les Allemands les débris les plus altérés, ceux qui sont presque à l’état d’humus, qu’on ne peut ratisser qu’incomplèlement et qui ont justement le plus grand pouvoir absorbant.
1. Voir plus haut, n° 15, les poids du mètre cube de ces diverses couvertures.
Il semble bien préférable de déterminer la faculté d’imbibition de la couverture telle qu’elle existe sur le sol, sans altérer en rien les rapports de ses éléments. Les chiffres que l’on obtiendra représenteront bien la réalité des faits et ne donneront prise à aucune objection.
C'est M. Cazas (!), garde général des forêts à Prades, qui a eu le premier l’idée de déterminer ce taux sans déranger la couverture du sol. « En l’absence de chiffres pour le chêne, dit M. CaLas, nous avons voulu nous livrer à des expériences à cet égard et nous avons trouvé des chiffres présentant des écarts considérables avec ceux d'EBERMAYER. Ainsi, d’après nous, le chêne absorberait neuf fois son poids, tandis que le hêtre et le pin absorberaient respectivement huit et cinq fois leur poids d’eau. Comme les chiffres cités par nous sont le résultat moyen d’expériences tentées à plusieurs reprises et que les écarts entre les chiffres obtenus ont été très faibles, nous avons tenu à nous rendre compte du motif de la grande différence existant entre nos chiffres et ceux d'ÉBERMAYER.
« Nous croyons que l’explication peut être trouvée dans la façon différente de procéder. |
« Nous nous sommes attaché à prendre la couverture telle qu’elle existe sur le sol. Ayant ramassé {out le volume possible de couverture morte sur un mètre carré de terrain et l'ayant conservée dans le même état, nous lui avons fait absorber toute l’eau qu’elle a pu retenir et l'avons ensuite pesée. Puis, ayant laissé l’évaporation se produire à l'air libre, la couverture complètement séchée a été pesée une seconde fois. Nous avons trouvé alors les chiffres cités ci-dessus. Sans vouloir opposer ces expériences à celles d'ÉBERMAYER, nous croyons cependant que, dans les conditions où elles ont été exécutées, elles méritent de fixer l'attention et qu’elles donnent, au moins pour la région des Pyrénées-Orientales, des renseignements utiles. Nous nous sommes, en effet, autant que possible, maintenu dans les conditions de la nature et nous pensons que la couverture du sol
1. Voir Notice sur les lravaux de restauration de terrains en montagne, entrepris par l'administration foreslière dans le bassin de la Tét, Perpignan, 1892, Pp. 36.