POIDS DE LA COUVERTURE NATURE DES MASSIFS
annuelle triennale sexennale kilogr. kilogr. kilogr.
Hétres te 3024 60: an$ =". 1 : 4 182 9 693 a 0004 90H85: 2. 4 094 6 177 — au-dessus de 90 ans . . . . 4 044 8 612 MoYENNES. . . . . 4 106 8 160 8 460 Epicéas de 30 à 60 ans. . . . . . 3 964 8 290 et 0:60:4:90 ans ue 0 SD 7 170 — au-dessus de 90 ans. . . . 3.213 7 314 MoyENNES. . . . . 3 537 7 590 9 390 Pins sylvestres de 25 à 50 ans. . . 3 397 8 004 —— de 50 à 75 ans. . . 3491 8 729 — de 75°àx 100 ans. ... 4 229 10 228 MOYENNES. . . . . 3 706 8 987 13 729
Pour le hêtre, après trois ans comme après six ans, Le poids de la couverture est sensiblement le double du poids annuel ; les choses
se passent donc comme si, au bout de deux ans, les feuilles étaient
transformées en humus qui échappe au ratissage. Pour l’épicéa, la couverture triennale ne pèse guère encore que le double de la couverture annuelle ; la décomposition des aiguilles d’épicéa est presque
. Voir Die gesammte Lehre der Waldstreu, par D' Esermayer, Berlin, 1876,
aussi rapide que celle des feuilles de hêtre et, par suite, le poids de la couverture sexennale ne devrait être qu’un peu plus du double de celui de la couverture annuelle ; s’il est sensiblement plus élevé, c’est à cause de la production abondante de mousses qui ne se décomposent que très lentement.
Les aiguilles de pin sylvestre s’altèrent plus lentement que celles d’épicéa et que les feuilles de hêtre, sans doute en partie à cause de leur forte teneur en résine. Le poids de la couverture triennale est deux fois et demie celui de la couverture annuelle ; quant à la couverture sexennale, elle dépasse trois fois et demie ce même poids (°).
Si, au lieu de s’en tenir aux moyennes, on consulte le tableau des observations faites dans chacune des stations bavaroises, on constate que les feuilles de hêtre mettent en général deux à trois ans, quelquefois quatre à cinq à se détruire et Les aiguilles des résineux trois à quatre ans, mais dans certaines circonstances jusqu’à six et huit ans. En tout cas, 1l y a sous ce rapport de grandes différences, dent les causes peuvent être en partie dévoilées par l'étude des conditions qui régissent l’humification.
1. D'après Danckezmann (Zeitschrift fur Forst- und Jagdwesen, 1887, p. 577), le poids de la litière serait, après deux, quatre ou six ans, 1,7, {,8 et 2 fois celui de la litière annuelle chez les hêcres et 1.7, 2,4 et 3,4 fois sous les pins sylvestres.
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